Théodore, François dit Ferdinand
Biographie
Compagnon maçon. Il quitta, le 28 juillet, l’atelier de son maître, Pieplu, 29, rue Michel-le-Comte, pour aller se battre. Le 29, il distribua trente paquets de cartouches qui provenaient de la caserne Saint-Martin, et, depuis 6 heures du matin jusqu’à 15 heures resta rue des Prêtres-Saint-Germain-l’Auxerrois à tirer sans discontinuer sur le Louvre. Il participa un des premiers à l’assaut final et fut, selon un certificat de notoriété délivré en sa faveur, « d’une intrépidité étonnante pour monter à l’assaut du Louvre ». En août 1831, donc trop tard, il sollicita un habit de garde national et la décoration de Juillet. Il joignait à sa demande plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le nommé François, Théodore (dit Ferdinand), compagnon maçon, a été le 29 juillet rue des Prêtres-Saint-Germain-l’Auxerrois, depuis 6 heures du matin, à tirer sur le Louvre, sans discontinuer jusqu’à 3 heures, à laquelle s’est rendu le Louvre. Il s’est très bien conduit et a été d’une intrépidité étonnante pour monter à l’assaut du Louvre. » Signé : Thibault, restaurateur, demeurant 15, rue des Prêtres-Saint-Germain-l’Auxerrois ; suivait la signature de Pailliarque (sans doute le marchand de parapluies, demeurant rue des Prêtres-Saint-Germain-l’Auxerrois, qui signa aussi un certificat pour Michon, François). Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le nommé François, Théodore (dit Ferdinand), compagnon maçon, est resté depuis 11 heures du soir jusqu’à 4 heures du matin, du 28 au 29 juillet, et a monté la garde le long des murs entre la caserne des gendarmes et ma maison pour mettre ordre, crainte du feu. » Signé, le 16 août 1830 : Noël. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le nommé François, Théodore (dit Ferdinand) a distribué trente paquets de cartouches, venant de la caserne Saint-Martin, le 29 du mois dernier, pour lui et ses camarades. » Signé, le 16 août 1830 : Maréchal, demeurant 57, rue Saint-Martin. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le nommé François, Théodore (dit Ferdinand), compagnon maçon, a quitté mon atelier, rue Michel-le-Comte n° 29, le mercredi 28 juillet, pour voler à la défense de la liberté. » Signé, le 16 août 1830 : Piéplu. Il demeurait 189, rue du Faubourg-Saint-Martin en 1831. Archives nationales F/1dIII/77.