Théry, Constant, dit Thery aîné
Biographie
Ancien militaire. Il fut un de ceux qui réussirent à s’emparer de la pièce de canon dite le Joueur dans la rue de Richelieu, pièce qui amenée, sous les acclamations, jusque sur la place de la Bourse. Il reçut un secours de vingt francs, le 16 août 1830, à la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur du certificat suivant : « Je certifie que le nommé Jean dit Constant Théry s’est trouvé gardien de la pièce du Joueur, qui était à la Bourse, qu’il a toujours bien fait son service, qu’il a marché partout où elle a été et qu’il ne l’a jamais abandonnée. » Signé, le 1er septembre 1830 : manque la signature. Suivait l’apostille suivante : « Je certifie que ces faits sont véritables et que le sieur Théry n’a quitté la pièce le Joueur qu’à son retour de Rambouillet. » Signé, le 1er septembre 1830 : Palmier (voir ce nom), commandant de la batterie organisée à l’Ecole militaire. Et cette autre : « Je certifie que le nommé Thiery (sic) a fait partie du détachement qui a pris la pièce dite le Joueur et qu’il était avec lorsque j’avais l’honneur de la commander à Rambouillet. » Signé : Guibourdanche (voir sans doute Guibourdanche, Claude, Barthélemy ?), maréchal des logis. Le certificat était enfin apostillé par le baron Gourgaud (voir ce nom), général commandant d’artillerie. En 1848, il était employé chez Pelegri jeune et cie, entreprise de roulage par chemin de fer et par terre, sise au 12, rue des Vieux-Augustins, et déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, afin qu’on retrouvât ses pièces relatives à 1830. Il expliquait avoir fait un voyage aux colonies peu après la révolution de Juillet et n’avoir pas pu participer, comme ses camarades, aux distributions de récompenses. Il ne se présenta pas aux convocations de la Commission. Il demeurait 62, rue des Gravilliers en 1830 ; 1, rue de Fourcy en 1831 ; 19, rue Vaneau en 1848. Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier (sous le seul nom de Thery) ; Archives de la préfecture de police AA 415.