Thevene, Victor (ou Louis, Victor)
Biographie
Né vers 1801 à Beaugency. Il était porteur de deux certificats, particulièrement mal rédigés et à l’orthographe très défaillante, qui laissent difficilement quelques indications sur sa participation aux combats de Juillet. Le premier : « Je certifie que le nommé Victor Lavenne (sic), à ma connaissance du 29 juillet il était armé deux pistolets à la tête de ses camarades, ayant de la poudre, entra chez M. Leroux, marchand épicier à Courbevoie, s’empara d’environ deux cents balles et en distribua à ses camarades. Rempli de courage, monta à la caserne avec le drapeau de la liberté. Avant d’être arrivé à la caserne, fait rencontre avec une de ses connaissances, lui dit Tu sais battre. De suite il s’essaya sur le tambour de ville. Ayant beaucoup de contrariété pour avoir la caisse, nous avons été le vainqueur. Du moment le tambour a battu la charge avec courage, le sieur Tevenne étant à ses côtés, l’encourage Ne crains rien, marchons ! Nous nous battons pour notre liberté ! L’adjudant-major nous voyant battre la charge Mes enfants que demandez-vous ? Le sieur Lavenne lui fait une réponse Vos armes ou la mort ! il nous a demandé nos autorités. Le sieur Tavenne lui fait réponse C’est la force de la liberté. Du moment le sieur Tevenne veut escalader les murs et il dit qu’il veut la liberté. Au moment où il était sur le mur, plusieurs de ses amis l’ont tiré par les jambes malheureux on valu les poser. C’est là où il fait la décharge de ses pistolets. » Signé : Alibert ; Galegag, Gevouit ; Groust ; Ducommin. Le second : « Je certifie le nommé Victor Tevenne à ma connaissance à 8 heures du matin, étant sur la route, rencontra un gendarme allant à illisible ses camarades sortant la rue de Longchamp. Le sieur Tevenne fait la demande au gendarme Où allez-vous ? Le gendarme fait la réponse Je vais voir mes camarades. Le sieur Tavenne, avec un caillou à la main, lui fit Point d’armes, tu as des armes, il faut les abandonner lui dit de suite mes amis le sieur Tevenne lui dit sans doute nous les faut de suite pour la liberté le sieur Tevenne s’empara des deux pistolets et marcha avec courage sur Courbevoie. Une fois nous avons et vu gagner la caserne de Courbevoie nous sommes revenus sur Neuilly. Le sieur Tevenne se mit en activité pour faire les barricades du pont de Neuilly ensuite des barricades faites de suite retourne sur la garde royale avec plusieurs de amis une fusillade du moment les boulets ronflent nous faisons fusillade au coin de la caserne des gendarmes d’élite aussitôt la garde royale a pris la route sur Saint-Cloud. » Signé, le 10 février 1831 : Thiry, propriétaire. Il reçut un secours définitif de cinquante francs. Il comparut devant le jury de la Commission des récompenses nationales de l’arrondissement de Saint-Denis, le 10 février 1831, sous le numéro 312. Il demeurait à Neuilly en 1830. Archives de Paris VK3 53. L’orthographe n’est pas tout à fait sûre.