Thibaud

Biographie


Avocat. Le 1er décembre 1831, il sollicita, dans ces termes, la récompense nationale : « […] Je ne dirai rien des services que j’ai rendus à la cause constitutionnelle, antérieurement à la révolution, des haines qui avaient soulevé contre moi mon opposition constante à l’arbitraire et aux mesures exceptionnelles, de mes efforts pour assurer la majorité dans les élections aux amis de nos institutions, de mes démarches, de mes écrits pour réveiller le zèle et l’énergie des électeurs jusqu’alors vaincus dans la lutte, enfin des succès qui valurent au département de la Charente d’être offert pour exemple à la France électorale dans les brochures publiées par M. de Salvandy (lettre au Journal des débats). Je rappellerai seulement qu’avant d’avoir connu la victoire du 29 juillet j’avais déjà fait organiser à Angoulême le noyau de la garde nationale, que le drapeau tricolore fut arboré de ma main à l’hôtel de ville en présence d’une population immense que je sus diriger de manière qu’on eût à déplorer aucun trouble, aucun désordre quoiqu’alors nulle autorité constitutionnelle ne fût reconnue. C’est moi qui parvint à déterminer la troupe de ligne (un bataillon du 1er régiment d’infanterie légère commandé par monsieur le comte Achille de Sparr) à se retirer dans ses casernes et à abandonner à la garde nationale les postes de la ville. Je fis également occuper par un détachement de la garde rurale le magasin à poudre. Je fis aussi organiser les gardes nationales des campagnes et placer des corps de garde sur les routes afin de faire visiter les voitures et vérifier les papiers des voyageurs. Enfin, pendant cinq jours entiers, le pouvoir municipal et administratif, le commandement de la force publique résidèrent en mes mains sans qu’on ait pu m’en reprocher l’usage, qui fut uniquement consacré à protéger les personnes et les propriétés. Cette conduite m’a valu ma nomination à la place de doyen des conseillers de préfecture du département de la Charente et ensuite à la place de conseiller près la cour royale de Bordeaux. La preuve des faits sur lesquels je fonde la demande que j’ai l’honneur de vous adresser se trouve dans les pièces jointes aux pétitions déposées au ministère de la Justice dans les premiers jours du mois d’août 1830. Là se trouvent les originaux des certificats qui m’ont été délivrés par les députés du département et des lettres parmi lesquelles il s’en trouve une signée par vous, Monsieur le président du Conseil, à une époque où le collège du département de la Charente était sollicité de nommer pour député M. de Chauvelin. Je joins à cette supplique une lettre de M. Guizot, ex-ministre de l’Intérieur, qui m’accusa réception des renseignements que je lui avais adressés sur les événements de la ville d’Angoulême. Je pourrais aussi invoquer, pour preuve de mes services, les suffrages que mes compatriotes m’ont accordés aux dernières élections et qui ont presque égalé ceux de mon concurrent. » Il joignait à sa demande la lettre que lui avait envoyée Guizot, le 8 août 1830, pour le remercier des informations qu’il lui avait envoyées relatives à l’esprit public à Angoulême à la suite de la révolution. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la préfecture de la Charente. Il demeurait à Angoulême en 1830. Archives nationales F/1dIII/79, dossier Charente.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.