Thiennot, Jean-Baptiste

Biographie


Né vers 1796 à Mouron (Morbihan). Garçon restaurateur. Sans emploi depuis trois mois, il sollicita, en septembre 1830, la décoration prévue en récompense de sa participation aux combats. Il joignait à sa demande un certificat signé par trois combattants, blessés à ses côtés, qui attestaient que « dans les mémorables journées des 27, 28 et 29 de juillet dernier et suivantes, il a donné des preuves du plus grand courage et de dévouement à la cause nationale, en se portant avec nous partout où le danger était le plus imminent, notamment à l’Hôtel de ville, au Louvre, au château des Tuileries, à Saint-Cloud et à Rambouillet, qu’il a exposé sa vie avec la plus grande intrépidité. Nous déclarons et attestons de plus qu’il a fait preuve d’humanité en portant secours à ceux d’entre nous qui furent blessés et en partageant avec eux vingt francs que renfermait sa bourse, ce qui nous paraît d’autant plus digne d’éloges que ledit sieur Thienot n’a aucune fortune et d’autres ressource que le produit d’un mince travail très faiblement rétribué et dont même il est privé depuis longtemps ». Signé Sabary ou Sabouy (illisible), fruitier, demeurant 14, rue du Lice (illisible) ; Delaquis, Marin, Joseph (voir ce nom), demeurant 5, rue Joquelet ; Marin, Joseph (voir ce nom), demeurant 14, rue Saint-Joseph. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants, sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il joignait à sa demande (dont on ignore la natur) la copie de certificats dont il précisait qu’ils avaient été signés par dix témoins, mais dont les noms n’ont pas été reproduits sur la copie. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions à qui il appartiendra que le sieur Thiennot, Jean-Baptiste s’est armé pendant les journées de juillet 1830 pour la défense de nos droits, qu’il a constamment été partout où il y a eu du danger, qu’il n’a cessé d’exposer sa vie ; enfin qu’il a aidé de tout son pouvoir à maintenir l’ordre après la grande victoire du peuple. » Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Nous affirmons sur l’honneur avoir vu cet honnête père de famille recueillir et transporter chez lui l’un de nos blessés et lui donner tous les soins que son état réclamait. Il est aussi à notre connaissance que le sieur Thiennot a fait le voyage de Rambouillet ; enfin nous affirmons que sa conduite a été celle d’un brave citoyen et que jamais dévouement à la patrie ne fut plus grand. » Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que le nommé Thiennot, Jean-Baptiste a pris les armes avec moi et a combattu avec six bommes avec partie du manuscrit brûlée et courage dans la journée immortelle du 28 juillet 1830, rue des Prouvaires, où j’ai reçu une grave blessure à la joue droite à côté de lui provenant d’une arme à feu. Malgré le feu et le danger, il m’a transporté chez M. Lebreton, marchand de vin, rue Coquillière n° 5, où j’ai été traité et passé la nuit et le lendemain. Il s’empressa de me faire transporter à l’Hôtel-Dieu, où j’ai reste l’espace de deux manque un mot. » Il demeurait 15, rue des Prouvaires en 1830 ; 56, rue de Cléry en 1831. Archives de Paris VD6 281 n° 1 (sous le nom de Thienot, Jean-Baptiste mais il semble signer Thieunot ou Thiennot, mais est-ce lui qui signe ?) ; Archives de la préfecture de police AA 415.

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