Thomas, Jean-Baptiste
Biographie
Né le 14 juillet 1780 à Boissy-le-Sec (?) ou Boissy-sous-Saint-Yon (?) (Seine-et-Oise). Ancien maréchal des logis de gendarmerie. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier, ainsi rédigé : « C’est avec plaisir que je trouve l’occasion de rendre justice au sieur Thomas […]. Ce brave militaire, dans les mémorables journées de Juillet, s’est conduit on ne peut mieux, aidant de son expérience les jeunes gens ; d’un autre côté, armé d’un fusil, je l’ai vu tirer un homme de l’ex-garde royale. Le sieur Thomas est le même qui en l’an XII (1804) a arrêté Georges Cadoudal. Il a été maltraité sous les Bourbons. Il est plein de zèle, de capacité et digne, sous tous les rapports, d’un emploi de lieutenant dans le corps dont il faisait partie. […] Les hommes de la trempe du sieur Thomas étant rares, le gouvernement réparateur ne saurait trop faire pour lui. » Le second ainsi rédigé : « Nous attestons et certifions pour rendre hommage à la vérité, que le sieur Thomas, […], était avec moi au Palais-Royal le 27 juillet au soir, avec plusieurs citoyens réunis ; que nous avons cherché à mettre le bon ordre et harangué le chef de la troupe, mais repoussés par elle et nous trouvant sans armes, nous avons été obligés de rétrograder et dans la rue Saint-Honoré ayant fait feu sur nous, nous nous sommes retirés, où nous avons manqué plusieurs fois d’être la victime des feux de peloton exécutés dans notre route (sic). Le 28, nous nous sommes rendus à la Grève, où nous avons assisté à planter le drapeau tricolore ; étant armés, nous avons rallié plusieurs personnes et poussé la troupe qui nous tiraillait ; un corps de troupe de la garde royale venant du quai aux Fleurs sur le quai de la Cité, a reçu de nous un feu suivi et opiniâtre, mais forcés de rétrograder, la troupe ayant tourné le pont de la Grève, nous sommes descendus sous la culée du pont et là le sieur Thomas a montré de l’intrépidité par un feu habilement soutenu, mais les munitions nous manquant, nous avons été contraints d’abandonner cette position. Nous nous sommes rendus à la Ville et dans l’après-dîner, nous avons continué avec les masses des citoyens à battre les Suisses et la garde royale, étant alors divisés par l’invitation du colonel Victor Besnard, nous nous sommes placés en tirailleurs dans les rues adjacentes à la Grève et tiré jusqu’à la nuit, où de là, nous avons été planté le drapeau tricolore sur le corps de garde de la place Saint-Jean, poser des postes, fait des patrouilles la nuit et des barricades. Le 29, quoique fatigué, le sieur Thomas est venu me prendre chez moi, à ma seconde maison rue de la Harpe. A 9 heures du matin, nous sommes de suite partis en armes avec plusieurs autres et réunis en grande quantité, nous avons pris le poste de la place Saint-Michel et planté le drapeau tricolore, fait finir les barricades ; le sieur Thomas m’a quitté alors jusqu’au soir, allant m’a-t-il dit, rejoindre au Louvre monsieur Victor Besnard. Nous nous sommes rejoints chez moi à 8 heures du soir et nous avons poussé des patrouilles dans le Luxembourg, à la barrière d’Enfer et jusqu’au Petit-Montrouge, aux deux routes du Maine et d’Orléans et nous sommes rentrés au matin. » Signé : Jagu ou Fagu, négociant à Paris, électeur du 5e arrondissement, demeurant 2, rue de la Verrerie ESSAYER DE RETROUVER CE JAGU OU FAGU… ET AUSSI VICTOR BESNARD. En décembre 1830, il fut nommé sous-lieutenant et affecté à la trésorerie du 3e bataillon de gendarmerie mobile. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement (sous le seul nom de Thomas sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Sa médaille et son brevet furent remis, le 10 octobre 1831, à Mme Louise, Reine Thomas, femme Delacombe, demeurant 7, rue du Cimetière-Saint-André-des-Arts. Thomas demeurait 22, rue du Petit-Pont-Saint-Jacques en 1830. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 633 n° 1, liste des citoyens décorés de la médaille, XIe arrondissement, prestations de serment et autorisations de retirer des brevets, reçus de brevets, idem VD6 3, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIe arrondissement.