Thomas, Pierre
Biographie
Né le 14 thermidor an VII (bien le 14 thermidor an VII dans son acte de naissance ; mais par erreur le 15 thermidor an VII in Archives nationales F/1dIII/34 et in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension) à Varney-et-Rembercourt-sur-Orne (Meuse), de Thomas, André, cultivateur, et de Levrechon, Marie, son épouse. Cocher. Il fut blessé d’un coup de feu à la main gauche et amputé du poignet « par suite d’une blessure que lui a faite l’éclat de son fusil lorsque les habitants de Soisy prirent les armes et marchèrent au secours de la ville de Corbeil, que le 2e régiment de hussards voulait faire contribuer de vivres pour les conduire à Saint-Cloud », expliquait le maire de la commune de Soisy-sous-Etioles dans une lettre au ministre, le 2 octobre 1830, afin de solliciter son intervention pour ce « père de famille, dont la malheureuse situation est digne d’intérêt ». Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 15 mars, la conclusion suivante : « A été atteinte dans les journées de Juillet d’une blessure par arme à feu à la main du côté gauche, avec déchirure des chairs et fracas des os, qui ont nécessité l’amputation de la main dans son articulation avec l’avant-bras. » Il fut admis dans la 6e classe des blessés et pensionné de six cents francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il avait, le 27 novembre 1827 à Etioles (Seine-et-Oise), épousé Marquignon, Florence, couturière, née le 28 janvier 1808 à Etioles ; sur l’acte de mariage, Thomas, Pierre est indiqué comme le fils de feu de Thomas, André, menuisier, décédé le 11 janvier 1820 à Faint (Meuse), et de Levrechon, Marie, Catherine (sic), et comme veuf en premières noces de Lecêtre, Marie, Joséphine décédée le 9 août 1827 à Etioles ; Marquignon, Florence est indiquée la fille de feu Marquignon, Louis, tonnelier, décédé le 27 février 1822 à Etioles, et de feue Gillon, Marie, Elisabeth, Joséphine, décédée le 8 mars 1816 aussi à Etioles, comme demeurant chez sa grand-mère, Boulotte, Catherine veuve de Marquignon, Pierre, Philippe décédé le 14 décembre 1816 à Etioles. Ils avaient eu une fille, qu’il avait réussi à prénommer Napoléone (on était pourtant sous la Restauration), née le 16 octobre 1829 à Soissy-sur-Etioles (Seine-et-Oise), qui fut considéré comme orphelin, son père étant classé dans la 6e classe des blessés (il est où dans les journaux ?). L’enfant reçut deux cent soixante-dix francs et quatre-vingt-huit centimes en 1830-1831 auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Thomas, Pierre demeurait à Soissy-sur-Etioles en 1827-1830 ; 48, rue Laffitte en 1831. Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 95 ; Archives de Paris VK3 53 ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 5 octobre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 (et il est où dans les journaux ?), état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 et état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIr arrondissement et état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement (avec cette mention : On l’avait considéré comme orphelin, a été rejetée) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/77 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIe arrondissement, blessés de 6e classe.