Thoyot, Jean, Joseph
Biographie
Né le 4 mars 1809 (mais le 4 mars 1810 in Archives de Paris VK3 33 jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques et in Archives de Paris VK3 34) à Voulaines-les-Templiers (Côte-d’Or). Elève de l’Ecole polytechnique. La sous-commission chargée d’examiner les droits à une récompense honorifique des élèves de l’Ecole polytechnique et passés en 1831 élèves ingénieurs des Ponts et Chaussées et des Mines à Paris, sous-commission composée de Zeiller (voir Zeiller, Antoine, Jacques, Eugène), Lacroix (voir Lacroix, Jean, Charles) et Bouniceau (voir Bouniceau, Pierre), délivra à son sujet, en date du 14 mars 1831, un rapport qui établissait qu’il avait « combattu en uniforme dans les journées de Juillet », circonstance qui lui permettait d’obtenir la Croix de Juillet. On trouve la relation suivante de son activité au moment de la marche sur Rambouillet : « A neuf heures du matin [jour de l’abdication de Charles X à Rambouillet], M. Degousée, aide-de-camp et fondé de pouvoir de M. le lieutenant-général comte Pajol, accompagné de MM. Dumas, capitaine d’état-major, faisant fonctions d’aide-de-camp de S. A. R. le duc d’Orléans, Servières, ancien sous-lieutenant, Thoyot et Liénard, élèves de l’Ecole polytechnique, se rend à l’hôtel de ville [de Rambouillet, N.D.A.], et justifie de ses pouvoirs pour emmener les diamants de la Couronne : alors la remise lui en est faite devant les autorités et les employés du château. Un procès-verbal de cette remise est dressé et signé, et le caisson, bien escorté, part pour Paris vers midi. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 29 mars 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Sorti de l’Ecole polytechnique, le 28 avec M. Delanoy (voir Lannoy Raignault de, Camille, François), au désarmement des postes, en habit bourgeois, n’eut qu’un sabre, fut à la Grève et n’y demeura pas, sa présence étant inutile. Après le dîner, se mit en uniforme, ordonna de faire des cartouches à un garde national et de ne les délivrer que sur sa signature ou celle d’un officier de la garde nationale. Il fit porter un baril de poudre chez ce garde national, parcourut la ville, en annonçant le magasin et donnant des bons. Le 28, a rassemblé du monde à l’Odéon et a conduit son détachement au Louvre, où il est arrivé à la fin de l’action. Aux Tuileries, fut au pont tournant à la tête de huit hommes pour couper les renforts qui seraient venus au secours des Suisses ; a combattu à la grille et au coin de la Marine. Le soir, de poste, est allé en reconnaissance aux Champs-Elysées. A Rambouillet, fut un des deux élèves qui escortèrent les diamants de la couronne. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 29 mars 1831, à huit voix pour la croix, aucune voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il délivra un certificat à Boyé, Henri (voir ce nom), en tant que commandant le poste de la grille du pont tournant, depuis le 30 juillet jusqu’au 4 août, et certifia que Boyé s’y était, en montant la garde à ce même poste, « par sa conduite rendu digne des récompenses nationales ». Il était élève à l’Ecole des Ponts et Chaussées en 1831. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique ; Archives de Paris VK3 17, Témoignages, rapports, notes sur les élèves de l’Ecole polytechnique ; Archives de Paris VK3 41 in dossier Boyé, Henri ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 29 mars 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 29 mars 1831(sous le nom de Thoyot) ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants (sous le nom de Toyot, Jean, Joseph) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIIe arrondissement ; Evénements de Rambouillet, juillet et août 1830, extrait d’un document déposé aux archives de la ville de Rambouillet, par J. S. Delorme, ancien maire, extrait de la Revue prospective (février 1836), p. 23. Il y a dans Archives de Paris VD6 277 in dossier Cornu, Jean-Baptiste, Marie, un Thoyot, Ch., très lié avec Cornu, Jean-Baptiste, Marie et qui échangeait une correspondance amicale avec lui sur des certificats à lui fournir. C’est le même ? Il demeurait à Dijon (Côte-d’Or) en octobre 1830.