Tibord
Biographie
Médecin. « Parmi les citoyens qui se sont distingués dans les journées des 28 et 29 juillet, nous ne devons pas omettre MM. Manteau, électeur, et Tibord, docteur en médecine du quartier de la Bastille. » La France nouvelle, nouveau journal de Paris, 9 août 1830. « MM. Manteau, électeur, et Tibord, docteur en médecine, […] sont signalés comme ayant, dans les journées des 27, 28 et 29, etc., donné des preuves d’un courage et d’un zèle infatigables. Le 27 juillet, M. Manteau, malgré la présence des troupes rangées sur la place de la Bastille, se montra le premier en uniforme, et appela aux armes les gardes nationaux, ses camarades. Arraché violemment de chez MM. Châtelain et Pharou, qui lui avaient ouvert leurs portes, M. Manteau allait tomber sous les coups des gendarmes, quoiqu’il se fût rendu, sans la présence d’esprit de M. Tibord et la sage intervention du commissaire de police, qui le constitua prisonnier sur parole. A peine put-il quitter ses arrêts forcés qu’il se réunit à M. Tibord, partagea avec lui les soins à donner aux blessés des deux partis ; malgré les dangers résultant de l’exaspération du peuple, ils transportèrent aux casernes les blessés de la garde royale. Le lendemain 28, avant 5 heures du matin, le tambour, conduit par ces deux citoyens et par M. Maigrot, appela aux armes le huitième arrondissement. Des barricades furent formées sous leur direction ; des postes de gardes volontaires furent établis dans plusieurs endroits ; et ces postes font encore la sécurité des habitants du quartier de la Bastille. Chargés par M. le colonel Zimmer de conduire sur Rambouillet les braves du quartier Saint-Antoine, ces deux citoyens ne prirent de repos qu’après avoir ramené dans le meilleur ordre tous ceux qui les avaient accompagnés. Honneur à ces bons citoyens ! Honneur à ceux qui les ont secondés avec tant de zèle ! » » Le Constitutionnel, 12 août 1830.