Tigé, François

Biographie


Né vers 1793. Maçon. Il comparut, le 7 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) Ve arrondissement, pour attester parfaitement connu Pasquin, Pierre, Pascal et savoir qu’il « a glorieusement combattu pour la défense de la liberté à Paris dans les mémorables journées de juillet 1830 ; qu’ils l’ont vu notamment le 27 dudit mois sortir de chez lui, armé, et l’ont entendu manifester son intention de combattre ; qu’ils l’ont vu plusieurs fois faire feu sur la garde royale ; que vers les 3 heures de l’après-midi du 29, le sieur Tigé, l’un des comparants, l’a vu dans l’église Saint-Germain-l’Auxerrois au nombre des blessés et couvert de sang ; qu’ils ont appris par la notoriété publique qu’il avait été de là transféré à l’hospice de la Charité et qu’il y était mort le lendemain ; en sorte qu’ils sont la conviction et qu’il est notoire que ledit Pasquin est mort des suites de ses blessures et est une des victimes desdites glorieuses journées ». Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Tiget, François (sic), demeurant rue Saint-Jean-de-Beauvais n° 17, a combattu pour la cause de la liberté, dans les journées des 28 et 29 juillet dernier ; que le 28 il était à l’affaire qui a eu lieu dans la rue de la Tannerie, où l’on a tenu contre la garde royale depuis 1 heure un quart jusqu’à 8 heures du soir et que le 29 il s’est trouvé à l’affaire du Louvre et des Tuileries, où il s’est battu depuis midi jusqu’à 3 heures. Certifions aussi que le dit sieur Tiget (resic) a combattu vaillamment et s’est montré de manière à mériter la bienveillance des chefs du gouvernement. » Signé, le 12 août 1830 : Delange, demeurant rue du Mont-Saint-Hilaire ; Boutron, demeurant rue des Boucheries-Saint-Germain (n° 17 ou 27 illisible) ; Delahaye ; Chanonat (voir Chanonat Pierre Adolphe) ; Delagneaux ; Canivet, E., naturaliste, demeurant 22, rue Saint-Thomas-du-Louvre ; Daricourt, demeurant 22, rue Saint-Thomas-du-Louvre ; Mailly, concierge du 22, rue Saint-Thomas-du-Louvre ; Lequatre ; Bosson ; Roulleau ; Michel ; Auclair, demeurant 22, rue Saint-Thomas-du-Louvre ; Horiot, horloger, demeurant 22, rue Saint-Thomas-du-Louvre ; Moussard, demeurant 17, rue Neuve-Ménilmontant. La signature de Tigé fut légalisée par le maire du (ancien) XIIe arrondissement, sur le témoignage de Chanonat Pierre Adolphe (voir ce nom), « sous-lieutenant des trois journées de Juillet », demeurant 30, rue des Carmes, et sur celui de Guéroult Alexandre (voir Guéroult ou Gueroult, Jean-François, Alexandre), tailleur, demeurant 9, rue d’Ulm. Il demeurait 17, rue Saint-Jean-de-Beauvais en 1830-1831. Archives nationales F/1dIII/70 in dossier Pasquin, Pierre, Pascal ; Archives de la préfecture de police AA 415.

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