Tonnet, Renaud, Olive

Biographie


Né le 10 mars 1796 (mais le 11 mars 1796 dans le Bulletin des lois de l’Empire français) à Saint-Loup (Deux-Sèvres). Avocat, depuis le 22 décembre 1818. Il faisait partie avec Lavocat Gaspard, Guinard Joseph Auguste, Chevallier, Truelle Alphonse et Payen Anselme (voir ces noms) des six membres de la Commission des récompenses nationales nommés par arrêté du préfet de la Seine. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Masson, Jean (voir ce nom), dans une lettre qu’il fit parvenir pour protester contre le fait que la seule médaille lui avait été décernée, au lieu de la croix pour laquelle il avait été porté, portait les accusations suivantes contre Tonnet : « Note sur la Commission des récompenses du (ancien) VIIe arrondissement ou Francs-Bourgeois (Marais). M. Masson (Jean) demeure à Paris depuis environ quatre années. Ses habitudes et sa conduite ont toujours été régulières, et sa probité, intacte ; marié, il passe ses jours auprès de son épouse, vivant paisiblement du fruit d’un travail peu lucratif. Pendant les mémorables journées de juillet, Masson a constamment donné des preuves non équivoque d’un patriotisme à toute épreuve. Par sa bravoure, il ne craint pas d’affirmer que, parmi le nombre de ceux qui ont obtenu les faveurs de la Commission des récompenses, il n’en est pas un qui les ait mieux méritées que lui. Mais la partialité reconnue de M. Tonnet, son président, l’a réduit à faire entendre ses justes réclamations et à faire connaître les droits qu’il croit avoir aux récompenses de la nation. […] Malgré les attestations honorables que le sieur Masson vient de présenter ci-dessus et dont il a des preuves originales, la Commission des récompenses nationales, présidé par M. Tonnet, avocat, s’est constamment plu à l’abreuver des dégoûts, soit par des remises, des promesses, des faux-fuyants que l’on ne peut expliquer autrement que par la domination d’une basse jalousie. Porté sur le tableau pour une décoration spéciale, il en a été rayé, sans le moindre motif, par M. Tonnet, qui en a agi de la même manière envers les gens qui avaient bien mérité. Ils se plaignent et ils se présenteront en temps et lieu. M. Tonnet aura donné la décoration à des braves qui, comme lui, n’ont rien fait pour mériter cet honneur. […] Il ne lui reste que la consolation de faire entendre ses réclamations et connaître les moyens employés par M. Tonnet pour le dépouiller de ce qu’il croit avoir légitimement gagné. Masson n’est point flatteur, il préfère, légalement et par des voies honorables, obtenir la distinction qu’il réclame, sans employer celle de l’adulation. Il demande une décision que le public prononce et qu’il juge si Masson (Jean) n’a pas mérité la croix spéciale, au lieu d’une médaille qu’on lui a adressée. » Une lettre de Cabet, Etienne, alors procureur général à Bastia (Corse), recommandait à Tonnet, avocat, membre de la Commission des récompenses nationales, Thonus comme « un des citoyens les plus dévoués et qui ont combattu avec le plus de courage ». Il concluait ainsi sa lettre : « Tout ce que vous ferez pour lui, je le regarderai comme fait pour moi-même. » Tonnet fut nommé préfet de la Haute-Marne en janvier 1849 puis de la Moselle en juin 1849. Par décret impérial, en date du 3 juillet 1861, il fut pensionné comme préfet et chef de division au ministère de l’Intérieur. Il mourut à Lyon en 1876. Tonnet demeurait 25, rue du Mail (adresse que donnaient Richy, Henry [voir ce nom], Alain [voir ce nom], Lemire [voir ce nom], Moreau, François, Laurent, Félix [voir ce nom] et Thonus [voir ce nom] sur les listes de la Commission des récompenses nationales) en 1831. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 278 in dossier Thonus, Guillaume, Jacques ; Archives de Paris VK3 29, séance du 13 avril 1831, décision contre Guibert, Adolphe, séance du 14 avril 1831 dans laquelle il demande l’ajournement de Prosper, Victor, de Gohin, Charles, de Guibert, Adolphe, sans doute de Cottin, Claude, Santo et de Beauvisage, Antoine, Jean ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/94 in dossier Masson, Jean ; Archives nationales F/15/2557-2559, état nominatif des membres de la Commission des récompenses nationales et des membres des jurys ; Tableau des avocats à la cour royale de Paris, Paris, chez Mme Veuve Delaguette, imprimeur de l’Ordre des avocats, 22, rue Saint-Merri, 1828, p. 23 ; Bulletin des lois de l’Empire français, XIe série, deuxième semestre de 1861, partie supplémentaire n° 742.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.