Tonniaud, Laurent
Biographie
Né le 21 vendémiaire an XI (13 octobre 1802) à Vallières (Creuse), de Tonniaud, Pierre, et de Chireix, Françoise, son épouse. Maçon. Il combattit boulevards Saint-Denis et Bonne-Nouvelle, avant d’être blessé, sur le boulevard de la porte Saint-Denis, d’un coup de feu à la main gauche. Il fut amputé d’un doigt. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Le 15 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) IXe arrondissement, comparurent : Fonchain, Jean (voir ce nom), commis voyageur, demeurant 4, rue des Boucheries-Saint-Honoré ; Dony, Eugène, François (voir Dony, François, Eugène), menuisier, demeurant 92, rue de la Mortellerie ; Lebois, Joseph (voir ce nom), maçon, demeurant 148, rue de la Mortellerie. Ils déclarèrent « que dans les journées des 27 et 28 juillet dernier, à diverses époques du jour, ils ont vu un citoyen qu’ils reconnaissent parfaitement pour être le sieur Laurent Tonio (sic) ici présent, combatttre sur les boulevards de la porte Saint-Denis, Bonne-Nouvelle et divers autres endroits mais qu’ayant eux-mêmes été blessés avant lui ils n’ont pu être témoins des blessures qu’il dit avoir reçues ». Il fut soigné (sous l’identité de Toniaux, Laurent) à la Maison de convalescence de Saint-Cloud. Sans instruction, sa mère âgée de cinquante-six ans à charge, il sollicita une place de commissionnaire ; l’administration notait à son sujet : « Fort paisible et fort intéressant par son malheur d’être privé de ses deux mains. » Le 1er novembre 1831, le maire de Genouillac délivrait un certificat pour attester que « Chireix, Françoise, veuve de Tonniaud, Pierre, âgée de soixante et un ans, demeurant au village de Mesnieux en cette commune, canton de Saint-Claud, arrondissement de Confolens, département de la Charente, n’a d’autres moyens d’existence que le produit du travail de Laurent Tonniaud, son seul fils, ouvrier demeurant le 16 mai dernier chez madame Tissier, rue de la Mortellerie n° 95 à Paris, et actuellement convalescent à l’hôtel des gardes du corps à Saint-Cloud près Paris ; et que son âge et ses infirmités ne lui permettent pas de se livrer à aucune espèce de travail ». Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 26 février 1831, la conclusion suivante : « A été atteint dans les journées de Juillet d’une blessure par arme à feu au pouce de la main gauche, avec fracture du premier os du métacarpe, qui a nécessité l’amputation de ce doigt à la partie inférieure de l’os du métacarpe ; guérie avec gêne dans les mouvements de la main. Blessure ancienne à l’avant-bras droit. » Il fut admis dans la 5e classe des blessés et pensionné (sous le nom de Tonniaud sur les listes du Bulletin des lois) de quatre cents francs. Il lui fut accordé (sous le nom de Togno, Laurent) par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il comparut, le 14 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIe arrondissement (sous le nom de Tonniau, Laurent, maçon, 89, rue de la Mortellerie ; il ne sait pas signer), pour attester connaître Fonchain, Jean et « savoir qu’il a été atteint d’une balle qui lui a traversé la partie supérieure de la jambe gauche le mardi 27 juillet rue Saint-Honoré dans les combats qui ont lieu à cette mémorable époque, qu’il est entré à l’Hôtel-Dieu le mercredi 28 juillet pour être traité des blessures qu’il a reçues ledit jour et en est sorti pour aller en convalescence à Saint-Cloud [lire à la maison de convalescence de Saint-Cloud, ouverte pour soigner les blessés des combats de Juillet, N.D.A.] ». En 1831, le maire de Genouillac (Charente), commune dans laquelle il demeurait, demanda à la Commission des récompenses nationales si ses droits à une décoration avaient été examinés ; il lui fut répondu que sa demande était présentée trop tardivement et que les travaux de la commission étaient terminés. Touniaut demeurait 95, rue de la Mortellerie ou 148, rue de la Mortellerie (95, rue de la Mortellerie in Archives de Paris, VD6 631 n° 1 et in Archives nationales F/1dIII/36 et aussi in F/1dIII/38 A ; mais bien 148, rue de la Mortellerie in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; 89, rue de la Mortellerie en 1831 sur une lettre qui lui est envoyée) en 1830 ; 89, rue de la Mortellerie en 1831 ; à Genouillac (Creuse pourtant le tampon indique Charente...) en 1831. Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IXe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 107 ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1, couverture du dossier de Tessier, Félix mais en fait de Tessié des Sablons, Clément ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, idem blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/55 in dossier Fouchain, Jean (sous le nom de Tognot) ; Archives nationales F/1dIII/77 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IXe arrondissement, blessés de la 5e classe. PAS TROUVÉ SON NOM SUR LES LISTES DU MONITEUR UNIVERSEL.