Torcapel, Joseph, Alexandre
Biographie
Né le 5 avril 1803 à Paris. Ouvrier carreleur. Il fut blessé d’un coup de feu à l’épaule à l’attaque de la caserne de Babylone. Marié et père de deux enfants, il reçut (sous le nom de Torcapelle, Jos., Alex.) un secours de cinquante francs en août et un autre de la même somme en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Xe arrondissement. Le certificat médical suivant constatait les blessures qu’il avait reçues : « Je, soussigné, docteur médecin de la faculté de médecine de Paris, demeurant rue de Sèvres n° 133, quartier Saint-Thomas-d’Aquin, (ancien) Xe arrondissement, certifie avoir pansé et donné mes soins au sieur Torcapel, Joseph, Alexandre, ouvrier carreleur, demeurant rue Saint-Dominique au Gros-Caillou n° 74, pour une balle qu’il a reçue à l’attaque de la caserne de Babylone le 29 juillet, laquelle balle a traversé les muscles trapèze et dorsal du côté gauche ; cette déchirure de deux pouces et demi de long a beaucoup gêné cet ouvrier pour les travaux de son état. » Signé, le 8 août 1831 : Pioget, médecin, demeurant 133, rue de Sèvres. Il reçut un secours de dix francs (et pourtant de vingt-cinq francs in Archives nationales F/1dIII/36), à la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné une première fois le 5 avril 1831 sous le nom de Torcapelle, Alexandre Joseph, donna la conclusion suivante : « S’est plaint d’avoir reçu, dans les journées de Juillet, une blessure par arme à feu à la partie postérieure de l’épaule gauche, blessure dont il ne reste aucune trace ; et qu’il en a montré une autre toute récente, de trois ou quatre jours de date, qui semble avoir été faite pour en imposer, circonstances qui sont bien loin de lui donner droit à une récompense nationale. En conséquence nous estimons que le susnommé n’a droit à aucune récompense nationale. » Ce même Comité donna, le 23 juillet 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu et par balle morte à la partie supérieure et postérieure du bras gauche, blessure guérie sans infirmité. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » La demande de pension qu’il avait présentée fut, en conséquence, rejetée. Il fut effectivement admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Oublié sur les listes de la Commission des récompenses nationales, il sollicita auprès du roi, en 1832, d’être compris dans les décorés de Juillet. Sa veuve reçut un secours de cinquante francs, un secours de quarante francs en 1852, un secours de quarante francs en 1853, à titre de veuve d’un blessé de Juillet. Il demeurait 74, rue Saint-Dominique en 1830-1831 ; 4, rue des Acacias près de Necker en 1832 ; sa veuve, 14, rue de Vanves à Plaisance en 1850 ; 15, barrière du Maine, commune de Montrouge en 1851 ; 22, barrière Montparnasse, chez M. Déjardin, en 1852 ; 62, rue du Chemin-de-Fer à Plaisance en 1853. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 46 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 51 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Xe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 84 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement, état des (206) citoyens qui quoique non blessés dans les journées de Juillet ont prétendu au bénéfice des articles 5 et 6 de la loi du 13 décembre ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/77 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Xe arrondissement, blessés de la 1re classe (sous le nom de Torcapel, Alexandre, Joseph) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet 1830, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 20 mai 1850, minutes 105-109, idem Demande de renseignements sur des décorés ou blessés de juillet 1830, en date du 14 mars 1851, minute 174, idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184, idem Proposition d’accorder à 128 décorés, médaillés, veuves, ascendants, orphelins et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant à 6.895 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, en date du 19 avril 1852, minutes 217-220, idem Proposition d’accorder à onze décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 655 francs, minutes 269-271, en date du 17 février 1853.