Toublanc, René, Charles
Biographie
Né le 9 février 1783 à Ancenis (Loire-Atlantique). Cordonnier. Il assista à l’affaire de la place Louis-VXI. Il était marié et père de quatre enfants en 1830. Il reçut la médaille de Juillet, sur la proposition de la ville de Nantes par l’ordonnance du 10 juillet 1831. Il signa, le 28 juillet 1831, avec Toublanc fils (voir Toublanc, René, Julien), décoré ; Poubeau (voir Poubeau, Henri), décoré ; Cantrel ou Cautrel, décoré de Juillet ; Pigzala, le certificat suivant en faveur de Bourdais, Eugène : « Nous, soussignés, domiciliés de la ville de Nantes, département de la Loire-Inférieure, certifions que nous connaissons très particulièrement le sieur Eugène Bourdais, peintre-vitrier, qu’il a pris les armes le 30 juillet 1830, qu’il a participé à l’affaire qui a eu lieu sur le cours, qu’il a montré un courage et un dévouement dignes des plus grands éloges ; qu’il a fait partie du poste établi au pont de Pirmil pour s’opposer à l’entrée des cuirassiers qu’on attendait et aux troupes qui auraient pu venir de la Vendée, qu’il a fait preuve de courage, d’intrépidité et de dévouement. Nous attestons en outre qu’il est d’une probité et d’une moralités exemptes de tous reproches. En foi de quoi nous lui avons délivré le présent, qui est de la plus exacte vérité, pour lui servir au besoin. » Il signa, le 28 juillet 1831, avec Jény (voir Jenny, Jean-Baptiste), décoré, Chaîllaux (voir Chailloux, Jacques), décoré, Toublanc fils (voir Toublanc, René, Julien), décoré et Lanber(?) décoré, le certificat suivant en faveur de Fournier, Pierre, François : « Nous soussignés, domiciliés de la ville de Nantes, département de la Loire-Inférieure, certifions que nous connaissons très particulièrement le sieur Pierre, François Fournier, couvreur, qu’il a pris une part très active aux affaires des trois journées de juillet 1830 ; qu’il est un de ceux qui ont coupé le pont de Pirmil ; qu’il a coopéré au désarmement des troupes qui occupaient le poste central au port au vin ; qu’il s’est opposé avec d’autres habitants au passage de six pelotons de douaniers qui voulaient faire jonction avec les troupes, qu’il a fait preuve de courage, d’intrépidité et de dévouement, que pendant trois jours et trois nuits il a fait un service très actif au poste central et que depuis il a continué à faire le service de la garde nationale. Nous attestons en outre qu’il est d’une probité et d’une moralité exemptes de tout reproche. En foi de quoi, nous avons délivré le présent qui est de la plus exacte vérité pour lui servir au besoin. » Il demeurait 14, rue Crébillon à Nantes en 1830. Ordonnance du roi qui accorde la croix et la médaille de Juillet à divers citoyens de la ville de Nantes, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Archives nationales F/1dIII/80, Loire-Inférieure, Travail de la commission d’enquête pour les récompenses nationales à décerner aux victimes des événements de juillet 1830 et à ceux qui y ont pris part et Etat des citoyens auxquels la médaille de Juillet a été décernée par l’ordonnance du 10 juillet 1831.