Toutain
Biographie
Ancien adjudant major au 92e. Dès le 2 août 1830, il sollicita un emploi d’officier d’état-major. Le 16 août 1830, dans une lettre adressée au commandant Biffel, commandant à l’état-major de la place de Paris, il faisait valoir les fonctions qu’il avait remplies soit au ministère de la Guerre soit comme adjoint au département du Cher (partie militaire) et dans les conseils de guerre et qui devaient le rendre propre à tout espèce de travail dans les bureaux. Il avançait aussi comme titres civiques trois circonstances particulières qui lui avaient mérité des notes honorables du ministère de la Guerre : « pour être venu au secours des malheureuses victimes de l’incendie du coin de la rue Saint-Honoré Saint-Roch le 28 pluviôse an V ou 16 février 1797. Deuxièmement à Bourges en l’an VIII, où je pris soin d’un des enfants d’un ancien caporal de la compagnie où j’étais lieutenant, dont l’épouse s’était suicidée. Et troisièmement, étant aux îles d’Hyères, en l’an XII ou 1804, sous les ordres du colonel Chatagnier, commandant lesdites îles, à sa mort, qui eut lieu le 18 fructidor an XII ou 5 septembre 1804, cet officier laissait à sa mort quatre enfants et une veuve, dans l’indigence. J’adoptai un de ses fils, âgé de deux ans et demi (quoique je ne connusse aucun desdits), j’en pris soin et le mit en état de profiter de la faveur que j’obtins pour cet enfant d’entrer aux frais du gouvernement dans un lycée le 21 janvier 1813, étant dans la Grande Armée et sur la recommandation des autorités civiles et militaires d’Hyères et du sous-préfet de Toulon. » Il ajoutait comme action d’éclat qu’à la retraite de Leipzig, le 19 octobre 1813, il avait soutenu, une fois le dernier pont sauté, les derniers soldats. Cette dernière action lui avait valu des promesses d’avancement et de décoration mais, au moment de les faire valoir, quand il s’était présenté dans les bureaux « sous les ministres des Bourbons [on] me laissa entendre “qu’était vertu dans un temps était crime dans un autre” ». Il retira, le 9 février 1831, les pièces qu’il avait confiées à la Commission des récompenses nationales. Il demeurait 27, pavé neuf de Montmartre en 1830. Archives de Paris VK3 53. Rien n’indique qu’il eût participé à la révolution de Juillet…