Travot, Philibert, Victor
Biographie
Ancien capitaine de la garde impériale, fils aîné du général Travot (son fils parle du malheureux général Travot, peut-être était-ce le général Travot, à qui Napoléon Ier laissa, dans son testament, cent mille francs, comme ayant été victime d’un procès inique), il sollicita, en 1831, la décoration de Juillet : « J’ai figuré dans les rangs des défenseurs de nos libertés, à la tête d’un détachement de trente hommes. J’ai fait mon devoir à l’attaque du Carrousel et à l’affaire de la place de Grève, sous les ordres du général Gerard (? ? ?, N.D.A.). Ma conduite fut celle d’un bon Français et si je n’ai pas encore joint la décoration de Paris à celle de la Légion d’honneur que j’ai reçue, il y a dix-huit ans, entre Dresde et Pernas (?), c’est que je fus envoyé précipitamment au Sénégal, comme capitaine d’état-major, sans avoir eu le temps de réclamer ce que mon dévouement me promettait. […] L’arrivée à Saint-Louis d’un décoré de Juillet, qui m’a reconnu comme l’ayant commandé dans ces jours mémorables, a été la seule cause que j’ai adressé cette demande au ministre. » Il décrivit ainsi sa participation (qui a priori semble au moins controversable) aux combats : « Sous les ordres du général Lafayette, il se porta sur le Louvre (!!!) avec un détachement de trente hommes. Il en fut bientôt rappelé par le général Gerard pour prendre part à l’action qui avait lieu sur la place de Grève (!!!). » Il participa aussi à l’expédition de Rambouillet. La décoration lui fut refusée, sa demande ayant été présentée trop tardivement. Il signa, le 12 septembre 1831, le certificat suivant en faveur de Chailley, Etienne : « Je certifie par ce présent avoir connu et connaître le sieur Chailley, Etienne, ancien militaire retraité, pour un brave militaire, et que ce brave s’est toujours bien distingué dans tous les combats où il s’est trouvé, qu’il en a toujours conservé la même bravoure dans son caractère militaire ; de même dans les trois journées mémorables de juillet 1830, ce brave s’est porté aux combats et a combattu avec nous avec l’énergie distinguée et méritante d’un ancien militaire partout où il s’est trouvé. Cet ancien brave mérite attention et une récompense militaire par son dévouement pour le maintien et la conservation de la Charte. » Il demeurait dans le quartier Saint-Martin-des-Cbamps en 1831. Archives nationales F/1dIII/49 in dossier Chailley, Etienne ; Archives nationales F/1dIII/53 in dossier Desgrandschamps ; Archives nationales F/1dIII/77.