Trébutien, Pierre, Alcibiade
Biographie
Né le 15 brumaire an XII à Fresney-le-Puceux (Calvados), fils de Trébutien, Charles, André (par erreur André, François sur l’acte d’état civil selon un certificat de notoriété en date du 27 décembre 1830 devant Me Girard, notaire à Paris), né le 30 mai 1778 à Fresney-le-Puceux (Calvados), journalier, et de Guillemette, Marie, Catherine (par erreur de Legentil, Catherine, Marie sur l’acte d’état civil selon un certificat de notoriété en date du 27 décembre 1830 devant Me Girard, notaire à Paris), née le 29 décembre 1777 aussi à Fresney-le-Puceux (fille naturelle de Guillemette, Marie, Charlotte), son épouse. Bonnetier. Il combattait au Louvre, le 29 juillet, quand il fut atteint d’un coup de feu ; il mourut le même jour, des suites de sa blessure. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement et sans doute aussi par la mairie du (ancien) XIe arrondissement puisque les parents y sont pensionnés LES PARENTS SONT SUR DEUX ARRONDISSEMENTS ? Ses parents, Trébutien, Charles, André, et Guillemette, Marie, Catherine, furent pensionnés et reçurent de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Les parents s’étaient mariés le 23 fructidor an XI à Fresney-le-Puceux ; sur l’acte de mariage, André, François (sic et sans son nom ; par erreur selon un certificat de notoriété en date du 27 décembre 1830 devant Me Girard, notaire à Paris) est indiqué comme le fils de Trebutien, Françoise et d’un père inconnu, et comme exerçant la profession de journalier ; Legentil, Marie, Catherine est indiquée comme la fille de Legentil, Jean-François et de Guillemette, Charlotte (par erreur selon un certificat de notoriété en date du 27 décembre 1830 devant Me Girard, notaire à Paris au lieu de Guillemette, Marie, Catherine). La mère, Guillemette, Marie, Catherine, mourut en janvier 1840 ; deux enfants majeurs se trouvant héritiers de leur mère, il fallut au père aliéner la rente dont elle était titulaire. Le nom de Trébutin (P.-A. Trébutin) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Son nom n’est pas inscrit au Panthéon, alors même que les certificats de notoriété constataient la mort dans les combats. Trébutien, Pierre, Alcibiade demeurait 1, enclos Saint-Jean-de-Latran ; ses parents, 22, rue de l’Hôpital au Havre (Seine-Maritime) en 1830-1831 (leur fondé de pouvoirs était Bassan, demeurant 2, rue de la Parcheminerie) ; le père, 10, rue du Foin-Saint-Jacques en 1840. Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du XIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 110 ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, Citoyens dont les noms ne sont pas inscrits au Panthéon et dont l’acte de notoriété constate la mort dans les combats ; Archives de Paris VK3 19 Récompenses nationales, registre d’émargement de remise de certificats de vie aux blessés de Juillet ; Archives de Paris VK3 25 (ancien) Ier arrondissement, liste de citoyens dont les noms ne sont point inscrits au Panthéon et dont l’acte de notoriété constate la mort dans les combats ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien Ier arrondissement) (sous le nom de Trebutin, Pierre, Alcibiade) ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ier arrondissement, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIe arrondissement, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/77 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIe arrondissement, ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 85 (sous le nom de Trébutin, Pierre, Alcibiade), liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841. Voir peut-être Maugars, René, qui le cite comme son ami et mort pendant les combats ?