Trépaut, Jean

Biographie


Ancien militaire devenu portier du 41, rue Traversière-Saint-Honoré. Il reçut (sous le nom de Trépaud, Jean) un total de cent francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Dans une lettre adressée à la Commission des récompenses nationales, il donnait le récit suivant de sa participation aux combats : « […] Mettant à profit l’influence que lui donnait dans le quartier son titre d’ancien soldat, il a été un des premiers à organiser dans la rue Traversière-Saint-Honoré, qui dès le 27 au soir avait été balayée par une forte fusillade, des moyens de défense capables d’opposer une résistance longue et meurtrière aux troupes royales. En effet, stimulant le zèle de ses voisins, il a contribué plus que personne au dépavage de la rue et à la contribution des barricades formées tant avec les pavés défaits qu’avec des tonneaux, poutres et planches qu’il a retirés de la cave de son propriétaire que des verres de bouteilles qui en hérissaient les environs. C’est sur l’avis qu’il en a donné que tous les habitants de sa rue, après s’être entendus, ont porté dans leurs appartements respectifs toutes sortes de projectiles, qu’ils étaient prêts à jeter à un signal convenu sur les troupes qui auraient voulu déboucher par cet endroit. Enfin, il a payé de sa personne pendant les trois journées, dont bien d’autres ont été victimes. Ces faits honorables pour lui, mais qu’il ne regarde que comme l’accomplissement d’un devoir, il les aurait tenus cachés si la position peu heureuse où il se trouve ne lui imposait l’obligation de hâter le moment, qui ne peut tarder sans doute, où une pension, quelque modique qu’elle soit, viendra enfin lui apporter une aisance que réclament ses vingt-deux ans de service. » Il semble signer Treppoz, Jean. Cette lettre était apostillée comme contenant des faits exacts par : Guillemont, demeurant 41, rue Traversière-Saint-Honoré ; Lafontaine ; le colonel Dufaÿ (voir ce nom) ; le colonel Sourd, qui ajoutait : « effacé, commandant, effacé d’Orléans, habitant depuis quinze ans dans la maison de M. Lafontaine, 41, rue Traversière-Saint-Honoré, certifie et atteste que les faits désignés dans la dite pétition sont de toute véracité et demande avec la plus vive instance que le sieur Trépot (sic) portier de ladite maison, soit récompensé de ses anciens services et de ceux qu’il a rendus dans les immortelles journées des 27, 28 et 29 juillet. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Son dossier est apostillé de la manière suivante : « Très bons renseignements. Fortement recommandé par le colonel Sourd. » Il demeurait 41, rue Traversière-Saint-Honoré en 1830. Archives de Paris VD6 91 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement.

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