Tripier, Etienne

Biographie


Né le 30 juin 1781 à Fayl-Billot (Haute-Marne). Officier de la garde impériale, en demi-solde depuis 1814, décoré de la Légion d’honneur. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Tripier, Etienne, oficier de l’ex-garde impériale, chevalier de la Légion d’honneur, et Tripier, Charles, Simon, Clement, son fils, ont pris les armes pour la défense de la liberté dans les mémorables journées de Juillet (27, 28 et 29), qu’ils ont montré le plus grand déouvement à la cause nationale par le sacrifice qu’ils ont fait pendant tous les jours du danger de leur temps et de leurs personnes et qu’à ce titre ils ont acquis des droits incontestables à la reconnaissance du gouvernement. » Signé, le 2 novembre 1830 : Sterlingot, demeurant 24, rue des Ecrivains ; Couillard-Vallée (voir Couillard Vallée, Jean-Baptiste), étudiant en médecine, demeurant 24, rue des Ecrivains ; Schmit, demeurant 24, rue des Ecrivains ; Robichon, demeurant 24, rue des Ecrivains ; Fouyé, épicier, demeurant illisible ; Chapuis, mercier, demeurant 19, rue de la Savonnerie. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il était le père de Tripier, Charles, Simon, Clement (voir ce nom), médaillé de Juillet. Il signa, le 1er septembre 1830 et comme officier et membre de la Légion d’honneur, le certificat suivant en faveur de Frison, Jacques, Marie, Victor : « Nous, soussignés, déclarons que le sieur Frison était avec nous dans les trois mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet, armé d’un fusil ; qu’il s’est beaucoup distingué dans la lutte que nous avons eu à soutenir contre les ennemis de la liberté. Nous certifions en outre que de cinq du même pays Billot département de la Haute-Marne, deux ont succombé dans le combat, les nommés Simon Noël (voir Simon, Pierre, Noël), ancien officier de l’ex-garde de Napoléon et Paul, Marcel Bouvenot (voir Bouvenot, Paul, Marcel). » Il signa, le 5 septembre 1830 et comme officier et membre de la Légion d’honneur, le certificat suivant en faveur de Maisonet, Hubert : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Maisonet, Hubert, lieutenant de pompiers de la commune de Fayl-Billot (Haute-Marne), a été constamment en armes pendant les trois glorieuses journées de Juillet, pour la défense de la liberté et le maintien de l’ordre public, notamment que le 27 il a combattu sur la place du Palais-Royal, armé d’un fusil, contre les gendarmes tant à pied qu’à cheval ; le 28 à la Grève et au Louvre (!!!), où il est entré un des premiers avec un nommé Bourgeois ; le 29 à la place du Carrousel, où il s’est constamment battu avec courage et intrépidité dans les postes les plus périlleux. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Trippier, Etienne), auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il mourut en 1837. En 1849, la veuve adressa la demande de secours suivante : « Je suis veuve depuis onze ans d’un ancien officier de l’Empire, chevalier de la Légion d’honneur, en demi-solde depuis 1814. Il eut beaucoup à souffrir sous la Restauration des mauvais traitements d’un gouvernement qui ne voyait que des brigands dans les soldats de Napoléon, et il se vit même privé de sa solde sous le ministère de M. de Villèle. En 1830, il prit les armes pour la défense des libertés nationales, ayant à ses côtés un fils âgé de dix-sept ans. Leur courage dans cette lutte de la liberté contre le despotisme fut signalé et leur valut au père, la croix, et au fils, la médaille de Juillet. La mort nous enleva, deux ans après, ce fils unique, pour l’éducation duquel nous avions tout sacrifié et qui donnait les plus belles espérances. Mon mari avait été jugé par la Commission établie à cet effet, susceptible d’entrer avec son grade dans les compagnies de vétérans, mais le gouvernement issu des barricades, oubliant son origine et ses promesses, ne conserva que du mépris pour les combattants des mémorables journées de Juillet. Bref, on ne songea plus à nous. En 1837, une longue et douloureuse maladie m’enleva mon mari avec toutes mes espérances. Il comptait à cette époque vingt-neuf ans et quelques mois de service ; je fus par conséquent privée du droit que j’aurais pu avoir à la pension et on se contenta de m’accorder un secours annuel de cinquante francs et chaque année on sut tellement reculer l’époque que depuis dix ans je n’ai pas touché plus de huit fois. C’est dans une position aussi malheureuse, à un âge avancé, avec une vue affaiblie par les veilles et par les larmes, sans aucun autre moyen d’existence, que j’ose m’adresser à vous, citoyens, dans l’espoir que vous daignerez secourir la veuve infortunée d’un officier qui servit sa patrie avec honneur, la sœur d’un ancien officier qui mourut en combattant en 1830 et dont le nom, Simon, Noël (voir Noël, Simon, Clément), est tracé sur la colonne de Juillet. » En 1849, la police donnait les renseignements suivants sur son compte : « […] Doit quatre termes. Elle jouit d’une bonne réputation et ne vit que de secours. » Elle reçut un secours de quarante francs en 1849, à titre de veuve d’un décoré de la Croix de Juillet. Il demeurait 24, rue des Ecrivains en 1831 in Archives nationales F/1dIII/39 mais 24, rue de Varennes en 1831 in Archives nationales F/1dIII/34 ; sa veuve, 197, rue de Charonne en 1848-1849 et depuis plusieurs années. Etat supplémentaire et définitif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat supplémentaire et définitif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, Le Moniteur universel 2 mai 1831 ; Archives nationales F/1dIII/33 état des places et faveurs accordées par le gouvernement, à la suite de la révolution de Juillet et des événements qui s’y rattachent et en considération de la part qu’y ont prise les impétrants ou leurs familles (appréciation sur Couillard Vallée, Jean-Baptiste, étudiant en médecine, qui sera exempté, par la Commission des récompenses nationales, du paiement des frais universitaires, pour avoir combattu à ses côtés) ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIr arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale (ancien) IIe arrondissement et liste supplémentaire des décorés de Juillet ; Archives nationales F/1dIII/55 in dossier Frison, Jacques, Marie, Victor ; Archives nationales F/1dIII/64 in dossier Maisonet, Hubert ; Archives nationales F/15/4240; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes ; Archives de la préfecture de police AA 369, Emploi d’une somme de 350 francs, provenant d’allocations non retirées par des décorés ou blessés de Juillet, exercice 1849, minutes 51-56.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.