Truffier, Joseph
Biographie
Né le 20 germinal an VIII à Saulty (Pas-de-Calais), fils de Truffier, Marie, Anne. Cordonnier. Il fut blessé d’un coup de feu au bras droit, qui lui fractura l’humérus le 28 juillet (par erreur, l’épaule fracturée in Archives nationales F/1dIII/36). Il fut soigné à l’Hôtel-Dieu. Le 17 septembre 1830, un certificat de l’Hôtel-Dieu attestait que Truffier « après avoir éprouvé beaucoup d’accidents » était désormais en voie de guérison. Il reçut un secours de cent trente francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 22 février 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu au bras droit, de sa partie antérieure et supérieure vers le bord postérieur de l’aisselle, avec fracas de l’humérus ; guérie mais avec déformation du bras, engorgement, difficultés et douleurs dans les mouvements. » Il fut admis dans la 4e classe des blessés et pensionné de cinq cents francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Soigné lui-même par le docteur Fischer, il signa, avec de très nombreux autres blessés, la lettre adressée au roi par Dégenetais, pharmacien qui avait ouvert l’ambulance de la rue des Pyramides, en faveur de Fischer, Antoney, Lax, qui avait donné ses soins dans cette même ambulance. Il signa, le 14 octobre 1830 et avec d’autres blessés depuis la maison de convalescence de Saint-Cloud, où ils séjournaient, le certificat suivant en faveur de Goldstein, Albert : « Nous, soussignés, avons l’honneur de recommander à la bienveillante justice de la Commission des récompenses nationales le sieur Goldstein, Albert, qui non seulement a donné des preuves de son patriotisme pendant la révolution mais encore nous a rendu au Constitutionnel des services pour lesquels nous sommes heureux de pouvoir en cette occasion lui donner un témoignage de notre reconnaissance. » En 1832, il était de nouveau soigné à l’Hôtel-Dieu pour y être traité des suites du coup de feu qu’il avait reçu en juillet 1830. Il sollicita alors que son enfant, Jean, né le 7 novembre 1824 à Paris, pût être admis « dans une des maisons d’éducation spécialement destinée aux enfants et orphelins des braves de Juillet, morts ou blessés en combattant pour défendre les lois constitutionnelles et la charte du royaume ». Il lui fut répondu qu’il n’existait pas de telle maison d’éducation. Il avait épousé Grave, Pierrette, Joséphine, le 23 février 1824 à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement de Paris. Il demeurait sans doute 4, rue des Deux-Ermites dans la Cité en 1824 ; 1, rue Saint-Jacques-de-la-Boucherie en 1830-1831 ; 38, rue Saint-Jacques en 1832. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Histoire de ce qui s’est passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 318 ; Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, p. 65, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIe arrondissement, p. 104 lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Fischer, Antoney, Lax ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/77 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 10-11 état des pensionnaires aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, Barèges, Mont-d’Or et Néris et liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIIe arrondissement, blessés de 4e classe ; Archives nationales F/9/1154 ; Archives de la préfecture de police AA 390 in dossier Goldstein, Albert.