Ullmann, François-Xavier
Biographie
Né vers 1770 en Autriche. Le 16 mars 1831, il écrivit la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : « […] A l’honneur de vous exposer qu’il a renoncé à sa patrie en 1805 pour se fixer en France, où il était prisonnier de guerre, ayant servi jusqu’à cette époque dans les cuirassiers autrichiens, sous le grade de brigadier, et reprit son état de graveur sur cristaux. Lors de notre glorieuse révolution, ne pouvant à cause des infirmités qui l’accablent montrer par lui-même son dévouement à la cause nationale, il encouragea ses trois fils, qui volèrent à la défense de la patrie opprimée. Un de ses enfants fut blessé à la figure d’une explosion de poudre à l’affaire de la Grève […]. Leur courage ne se borna pas là : ils ont pris tout trois du service dans les armées de Sa Majesté. L’aîné, Louis, Auguste Ullmann, âgé de vingt-quatre ans, s’est engagé dans les lanciers d’Orléans ; le second, François Ullmann, âgé de vingt et un ans, est entré dans le 3e régiment d’artillerie et le troisième, Antoine, Achille, âgé de dix-sept ans, s’est aussi engagé dans les lanciers d’Orléans. Leur malheureux père, accablé d’infirmités et de maladies, est sans ouvrage depuis ladite époque de juillet. Il n’a presque rien touché des récompenses nationales et n’a point fait de réclamations jusqu’à ce jour parce qu’il pensait pouvoir se reposer sur les soins de la Commission, qui, selon lui, l’aurait fait appeler à cet égard en temps et lieu. Il ne croit pas inutile, messieurs, de vous exposer ici que ses enfants étaient son soutien ainsi que celui de deux plus jeunes enfants encore incapables de gagner leur vie ; que, pour lui, il ne peut plus se livrer au travail ; il est perclus de tous ses membres et dans un état déplorable. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il demeurait 3, rue de la Tour dans le faubourg du Temple en 1831. Archives de Paris, VD6 631 n° 1.