Vaillant, Pierre, François, Henri
Biographie
Né le 4 août 1801 à Chaville (Hauts-de-Seine). Maître blanchisseur de linge à Chaville. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier : « Nous, soussignés, habitants de la ville de Paris et Chaillot, certifions qu’il est à notre connaissance que le sieur Vaillant, Pierre, François, Henri, maître blanchisseur de linge, demeurant à Chaville […], est arrivé à Paris, le 29 juillet dernier à 4 heures du matin, qu’il s’y est battu jusqu’à 4 heures de relevée, qu’il a coopéré de toutes ses forces à la désertion des troupes de l’ex-roi, enfin nous attestons qu’il est un de ceux qui se sont le plus distingués dans cette mémorable journée. Ledit Vaillant a même commencé le 27 juillet dans la première affaire. » Signé, le 22 septembre 1830 : Herbé, bonnetier, demeurant rue Fromenteau ; Cochey, propriétaire, demeurant 48 à Chaillot (sic) ; Richard, Pierre, Nicolas, marchand de vins, demeurant 8, place Saint-Sulpice, qui ajoutait l’avoir eu à ses côtés « le 29 juillet, rue de Richelieu, qui se battait en vrai Français » ; Laumônier, maître sonneur de l’église Saint-Sulpice, qui précisait que Vaillant avait été « un des quatre qui a démonté les télégraphes des tours Saint-Sulpice » ; Considérant, demeurant rue des Amandiers-Saint-Jacques ; Gommery, demeurant 32, quai de Billy, qui ajoutait : « Je certifie que le nommé ci-dessus était un des premiers à 4 heures du matin, en face chez moi à faire des barricades, dont je lui ai prêté les outils nécessaires. » Le deuxième : « Nous, soussignés, habitants de la commune de Chaville […] certifions et attestons qu’il est à notre connaissance que le sieur Vaillant, Pierre, François, Henri, maître blanchisseur en linge, demeurant en notre commune, est parti avec la garde nationale de Chaville, dont il fait partie, le 31 juillet dernier, pour repousser les troupes de l’ex-roi et que, le 3 août suivant, il a été à Rambouillet, qu’il a accompagné les pièces de canon de l’héroïque population de Paris et qu’il ne l’a quittée qu’à leur retour de Versailles. » Signé (dont plusieurs signatures illisibles) : Gournay d’Arnouville (voir Gournay d’Arnouville de, Abel), chef de bataillon, commandant la garde nationale de Chaville ; Chavelle ; Lainé ; Lavril ; Bret…, Nicolas ; Perret ; Drouard ; Lépine ; Baroin ; Lepage ; David, propriétaire ; Careu… , lieutenant ; Fournier ; Mousse ; Eguin ; Menoury, propriétaire. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la sous-préfecture de Sceaux. Selon une observation inscrite en face de son nom sur une liste de médaillés rédigée par la mairie in Archives de Paris VK3 37, il y avait double emploi avec le décoré de la croix sous le numéro 1222 (c’est lequel ?). En tout cas il est aussi décoré de la croix puisqu’ Il prêta son serment et reçut sa croix le 28 juin 1831 à la sous-préfecture de Sceaux ; le serment était ainsi rédigé : « Je jure fidélité au roi des Français, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la sous-préfecture de Sceaux, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Dans sa séance du 16 décembre 1831, la Commission des récompenses nationales réunie pour le département de la Seine-et-Oise donna l’avis suivant sur la demande d’une place de surveillant dans l’un des domaines de la liste civile, qu’il avait présentée, en raison de sa conduite pendant les événements de Juillet : « La Commission ne pense pas pouvoir faire droit à la demande du sieur Vaillant, telle qu’elle est présentée. » Il demeurait à Chaville en 1830 ; chez M. Payen à Vaugirard en 1831 (mais en fait sans doute à Chaville, l’adresse de Payen étant donné systématiquement, comme celle du président de la Commission pour la banlieue ; bien à Chaville in Archives de Paris VK3 37 sur le registre de la mairie) ; 24, quai Pelletier en 1832. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris DM13 1, sous-préfecture de Sceaux, état des sommes payées aux citoyens décorés de la croix ou de la médaille de Juillet, en vertu de la décision du 23 juillet 1831 ; Archives de Paris VK3 37, dossier Médailles, idem état nominatif des citoyens décorés de la Croix de Juillet, qui ont retiré leur croix des bureaux de la sous-préfecture de Sceaux après avoir prêté entre les mains du sous-préfet le serment prescrit par l’article 4 de l’ordonnance du roi du 30 avril 1831 ; Archives de Paris VK3 54 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/81, dossier Seine-et-Oise.