Vaissiere, Jean-Philippe
Biographie
Né le 2 juin 1791 à Paris. Entré au service au 30e régiment de ligne, comme conscrit le 21 juin 1812, caporal le 1er mars 1813, fourrier à la 2e compagnie du 2e bataillon le 18 décembre 1813, ayant fait les campagnes de 1813 et 1814 au 13e corps et au blocus de Mayence, réformé le 25 février 1815 à Thionville, pour défaut de taille (il mesurait 1,55 mètre). Vannier. La côte fracturée le 29 juillet 1830, le certificat médical suivant constatait les blessures qu’il avait reçues : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, déclare avoir été appelé pour donner des soins au sieur Jean-Philippe Vaissiere, habitant rue Montdétour n° 11, le 29 juillet, et avoir reconnu la fracture de l’avant-dernière fausse cote du côté gauche, qui a été maintenue en rapport par les moyens usités. » Signé, le 2 août 1830 : Giniez, médecin. Suivaient les signatures de : Raimbault, demeurant 17, rue Mondétour ; Fouinat, demeurant 27, rue de la Chanvrerie ; Pelagie, formier, demeurant 10, rue Mondétour ; Mutel, demeurant rue des Piliers-d’Etain ; Gannet, principal locataire, demeurant 10, rue Mondétour ; Legrand, commissaire de bienfaisance, demeurant 38, rue des Piliers-d’Etain. Il reçut un secours de quatre-vingts francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut un secours de soixante francs, le 24 septembre 1830, auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Son dossier est apostillé de l’observation suivante : « S’est bien conduit ; lui faire délivrer un secours définitif de cent cinquante francs. » Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 3 mars 1831, la conclusion suivante : « N’a été atteint, dans les journées de Juillet, d’aucune blessure par arme à feu, par arme blanche ou autre qui ait laissé des traces apparentes ; dit avoir éprouvé une fracture aux côtes, dont il ne reste aucune trace. En conséquence nous estimons que le susnommé n’a aucun droit à une récompense nationale. » La demande de pension qu’il avait présentée fut, en conséquence, rejetée. Il fut admis dans la catégorie des blessés de la 1re classe auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Sa médaille lui fut délivrée le 30 juin, et son brevet le 19 août 1831. Il sollicita des secours en 1833 et obtint soixante-quinze francs. En 1835, il renouvela sa demande de secours et reçut trente francs. Il reçut un secours en 1849, un secours de cinquante francs en 1850, un secours de cinquante francs en 1851 et en 1852, à titre de médaillé de Juillet. Il avait épousé Rouillard, et avait deux filles, Caroline, Françoise, née le 18 mars 1820 à Paris, Aimable, Clémence, née le 19 avril 1821 aussi à Paris. Il demeurait 11, rue de la Cordonnerie en 1820 ; 11, rue Montdétour en 1830-1831 ; dans le IVe arrondissement en 1833 ; 13, passage Pecquet dans le quartier des Blancs-Manteaux en 1835 ; 32, rue Sainte-Avoye en 1850-1851 ; 50, rue du Temple en 1852. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 47 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 52 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IVe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 72 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 278 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (206) citoyens qui quoique non blessés dans les journées de Juillet ont prétendu au bénéfice des articles 5 et 6 de la loi du 13 décembre ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/66 in dossier Meneray ; Archives nationales F/1dIII/78 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IVe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Proposition d’accorder à 113 décorés, médaillés, blessés ou combattants de Juillet et veuves de Juillet, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant ensemble à la somme de 6495 francs, budget de l’Intérieur, exercice 1849, minute 63-65, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116, idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184, idem Proposition d’accorder à 128 décorés, médaillés, veuves, ascendants, orphelins et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant à 6.895 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, en date du 19 avril 1852, minutes 217-220 (sous le nom de Vaissière, Jean, Philippe). C’est sans doute le même, in Archives de la préfecture de police AA 373 in dossier Bonneville, Brutus, qui, vannier, demeurant 30, rue Coquenard, signe, le 8 juillet 1831, un certificat en faveur de Bonneville, Brutus (voir ce nom) et qui le fait apparaître, lui-même, comme un combattant de Juillet. Ce certificat était aussi signé par Bernier, A., professeur de langue française, demeurant 28, rue de la Comtesse-d’Artois ; Gouvignon (voir Gouvignon aîné), dentiste, demeurant 8, rue de la Lanterne à la Cité ; Durin (ou Duvin ?), peintre, demeurant 15, rue Jean-Pain-Mollet ; Lemelle, dentiste, demeurant 4, rue de la Vieille-Draperie ; Bouchez (ou Boucher ?), demeurant 28, rue de l’Orangerie à Versailles ; Moisy, marchand de vins, demeurant 2, place du Châtelet. Ce certificat était ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions et attestons que le nommé Brutus Bonneville, élève interne de l’hôpital Saint-Louis, demeurant rue Neuve-Coquenard n° 10, faubourg Montmartre, s’est trouvé dans nos rangs lors des mémorables journées de juillet 1830, qu’il a participé, comme nous, à la défense commune de nos droits, violés et méconnus, de notre indépendance et de notre liberté et contribué personnellement au renversement du trône de Charles X et de son gouvernement, qu’à la tête d’un nombre de dix individus, qu’il a rassemblés et dont nous faisions partie, il nous a d’abord conduits sur la place du Châtelet, qu’arrivés sur ce lieu, il s’est emparé du poste qui se trouvait occupé et défendu par des gendarmes, qu’il a désarmés, qu’ensuite ses dix hommes et lui, munis de leurs armes, ont pris une autre direction et sont allés grossir le nombre des combattants de la place de Grève, qui maintenait cette position dangereuse et qui résistait opiniâtrement aux attaques sanglantes et meurtrières des troupes de Charles X. Et de là sur divers points également attaqués, où nous l’avons suivi, toujours en combattant et où il s’est signalé comme un brave, que partout il était à notre tête et s’exposait le premier au poste le plus périlleux. Il n’a quitté ces lieux de carnage et de destruction que pour se rendre le lendemain 28 à l’hôpital Saint-Louis porter des secours et donner ses soins à nos frères blessés. Services honorables attestés par les certificats des médecins et chirurgiens chefs dudit hôpital, qu’il nous a exhibés. Nous déclarons que les fait relatés en ce certificat sont à notre connaissance, c’est pour quoi nous désirons que ce témoignage public que nous aimons à rendre de son dévouement et de son patriotisme lui serve de titre de recommandation parce que nous pensons qu’il a bien mérité de la reconnaissance de ses concitoyens en se comportant dans ces circonstances en véritable Français, ami de son pays ainsi que de sa gloire et de son honneur. En foi de quoi, nous lui avons délivré le présent par duplicata parce qu’il nous a déclaré avoir perdu son premier titre, pour lui servir au besoin. »