Valette, Louis, Antoine

Biographie


Né le le 25 décembre 1787 à Paris, de Valette et de Camet, Anne, Elisabeth, son épouse, elle-même née le 22 mars 1767 à Charenton-le-Pont. Artiste peintre, professeur de dessin et peintre d’histoire. Il fut frappé d’un coup de feu à la tête par un maréchal des logis des lanciers, dans la soirée du 28 juillet, devant le 6, rue Royale-Saint-Antoine (mais rue du Petit-Musc in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II) au Marais. Il fut transporté aussitôt à la mairie, place Royale, puis, le lendemain 30 juillet, à l’hôpital Saint-Antoine. Il y mourut des suites de ses blessures, le 30 juillet. Il était célibataire. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIe arrondissement. Le certificat suivant constatait les circonstances dans lesquelles il avait trouvé la mort : « Je, soussigné, propriétaire d’une maison sise rue Boucherat n° 5, certifie que M. Valette, Louis, Antoine, peintre et professeur de dessin, célibataire, a été frappé d’une balle à la tête dans la soirée du 28 juillet, rue Royale au Marais ; qu’il a été porté de suite à la municipalité, place Royale, où il a passé la nuit ; que le lendemain 29 il a été transporté à l’hôpital Saint-Antoine et qu’il y est mort le 30 juillet. M. Valette, dont j’ai été à même d’apprécier la bonne conduite, emporte les regrets des personnes qui l’ont connu. Il était l’unique soutien de sa mère, âgée de soixante-trois ans. » Signé, le 12 août 1830 : Thiébaut. Suivaient les apostilles suivantes : « Je certifie que le sieur Vallé (sic) a été tué à ma porte. » Signé : Jermain, coiffeur. « Je soussigné avoir le sieur Vallete (sic) parterre rue Royale-Saint-Antoine à la maison n° 5. » Signé : Gautier. « Je soussigné avoir vu tuer par un maréchal des logis de lanciers le sieur Valette, rue Royale, en face le numéro 6, le 28 juillet dernier. » Signé : Deslignières, A. « Second témoin de ce malheur » : ...éméladis illisible, demeurant 6, rue Royale. « Je certifie que le sieur Vallette (sic) avait son atelier dans ma maison et qu’il a tenu une conduite exempte de tout reproche. » Signé, le 18 août 1830 : Cordonnier, demeurant 6, rue Royale. Le 25 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Regnauld, Victor, François, pharmacien, demeurant 4, rue Royale-Saint-Antoine ; Delaunay, Jean, Joseph, peintre en bâtiment, demeurant 6, rue Royale-Saint-Antoine ; Moisson, Jean-Baptiste, menuisier, demeurant 3, rue Royale-Saint-Antoine. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Valette, Louis, Antoine et « qu’ils l’ont vu tomber rue Royale-Saint-Antoine, frappé d’une balle à la tête le 28 juillet dernier ; qu’il est décédé vingt-quatre heures après par suite de sa blessure ». Le 1er mars 1831, devant le maire du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Bazin, Joseph, Jules, teinturier, demeurant 8, rue Boucherat ; Soumagnat, Louis, Germain, dit Magny, marchand épicier, demeurant 12, rue Boucherat. Ils attestèrent que la mère de Valette « qui a perdu son fils unique et son seul soutien dans les journées de Juillet, est dans un état de misère qui ne lui permet pas de se passer de la pension qu’elle sollicite à titre de récompense nationale ». Sa mère reçut un secours de cent francs, le 11 septembre 1830, un secours de cent francs, le 25 septembre, un secours de cinquante francs, le 8 novembre 1830, un secours de vingt-cinq francs, le 16 mai 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 15 juin 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 11 juillet 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 16 août 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 16 septembre 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 15 octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Elle fut pensionnée de trois cents francs et reçut de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rente perpétuelle de cinquante francs. Valette demeurait 5, rue Boucherat ; sa mère, même adresse en 1831 ; 5, rue de Périgueux en 1831. Le nom de Valette (L.-A. Valette) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. On trouve sur le site medecine-des-arts.com les informations suivantes : « Peintre né à Paris le 25 décembre 1787, mort dans la même ville, à l’hôpital Saint-Antoine, le 30 juillet 1830, élève de Guérin et de Chéry. Exposition du Luxembourg, année 1830 : Céphale et Procris. (Cet artiste venait de terminer ce tableau. Le 28 juillet il allait entre dans la maison n° 6, rue Royale, où il était son atelier, quand, d’un corps de lanciers exécutant une charge sur la rue Saint-Antoine, un maréchal des logis se détacha, court sur M. Valette, et à bout portant lui fracasse la tête d’un coup de pistolet. Ramassé par ses voisins témoins de cet assassinat, il fut porté à la mairie de la place Royale, où il est resté du 28 au 29 souffrant des douleurs inouïes, et le 30 il a succombé à l’hôpital Saint-Antoine, laissant sa mère, âgée de 63 ans et dont il était l’unique soutien. » Liste des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis et Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 101 (sous le nom de veuve Valette, née Canié, Anne, Elisabeth) ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 24 ; Archives de Paris DM13 1, préfecture de la Seine, tableau des décès qui ont eu lieu pendant les mois de juillet, août et septembre 1830, (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives de Paris AP VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, état de blessés, registre des différents hôpitaux où ont été soignés les blessés, idem Etat nominatif des père et mère des citoyens tués en juillet 1830 au-dessus de soixante ans, idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (ascendants), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des ascendants ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien VIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/78 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, ascendants (sous le nom de veuve Valette, née Canié, Anne, Elisabeth) ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 86, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.

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