Vannier, Louis, Aristide

Biographie


Né vers 1809 à Paris, de Vannier, Jean-Louis, tonnelier, et de Pillet, Marguerite, Catherine, blanchisseuse. Tonnelier. Il fut blessé d’un coup de feu à l’aine gauche et qui lui traversa le corps, le 29 juillet vers 11 heures du matin, pour s’être trop avancé alors qu’il combattait rue du Saint-Honoré au coin de celle du Coq. Coste, Eugène, Joseph, Louis, Léon s’avança alors au milieu de la fusillade, le chargea sur ses épaule et le transporta à l’ambulance du 45-47, rue de Grenelle-Saint-Honoré (mais du 29, rue de Grenelle-Saint-Honoré selon un autre certificat). Il fut ensuite transféré à l’Hôtel-Dieu, le 30 juillet, où il mourut le lendemain (le 31 selon le docteur Ménière et selon le certificat de l’Hôtel-Dieu), des suites de sa blessure. Les docteurs Robion (voir ce nom) ; Jacob (voir Bouchenet, François, Paul, Théodore, Jacob) attestèrent la réalité des blessures qu’avait reçues Vannier et qu’il avait été transporté à l’ambulance du 29, rue de Grenelle-Saint-Honoré puis à l’Hôtel-Dieu. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Le 11 mai 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIIe arrondissement, comparurent : Pesrin, Justinien, né vers 1800, marchand de vin, demeurant 27, rue des Bons-Enfants ; Chevalier, Alphonse, né vers 1802, sellier, demeurant 7, rue Pierre-Lescot. Ils attestèrent que Vannier, Louis, Aristide s’était « battu dans les journées de juillet 1830 et qu’il a été blessé le 29 juillet, rue du Coq-Saint-Honoré, d’une balle qui lui a traversé le corps, et qu’il est mort le lendemain des suites de sa blessure ». Il laissait ses parents : Vannier, Jean-Louis, né le 23 avril 1781 à Versailles (Yvelines), fils de Vannier, Jean-Baptiste et de Bary, Louise, Victoire ; Pillet, Marguerite, Catherine, née elle-même le 19 novembre 1785 à Fresnes (Val-de-Marne), fille de Pilet, Jean-Claude (sic dans l’acte de baptême), vigneron, et de Bonté, Marie, Geneviève. Le père présenta un certificat médical, signé le 13 octobre 1830 par le docteur Fiard (voir ce nom), qui attestait qu’il souffrait d’un « rhumatisme goutteux articulaire qui le rend incapable de travail ». Les parents présentèrent en outre le certificat médical suivant : « Je, soussigné, chirurgien interne à l’hospice de la Vieillesse femmes, certifie que le sieur Jean-Louis Vannier, ancien tonnelier, âgé de cinquante ans, demeurant rue des Vieux-Augustins n° 6, est atteint depuis seize ans d’attaques de goutte, compliquées de concrétions tophacées autour des articulations des deux poignets et d’une hydarthrose de l’articulation du genou droit, qui ne lui permettent de se livrer à aucun travail ; que son épouse, Marguerite, Catherine Pilet, blanchisseuse, âgée de quarante-cinq ans, porte aux deux jambes des ulcères variqueux qui exigent que ses jambes soient continuellement bandées et l’empêchent de travailler assez pour soutenir son existence et celle de son mari. » Signé, le 7 août 1830 : Jodin, chirurgien. Ce certificat était suivie des apostilles de : Durel, principal locataire, 6, rue des Vieux-Augustins ; Calès, médecin, demeurant 18, rue des Vieux-Augustins ; Lefebvre, propriétaire, demeurant 9, rue des Vieux-Augustins ; Fiacre, propriétaire, demeurant 4, rue des Vieux-Augustins ; Barrier, fruitier, demeurant 3, rue des Vieux-Augustins ; Vasselet, propriétaire, demeurant 7, rue des Vieux-Augustins ; Collaud, principal locataire 4, rue Coquillière ; Lalosse, pâtissier, demeurant 44, rue Coquillière ; ...trua, débitant de tabac, demeurant 46, rue Coquillière ; Richard, P., demeurant 46, rue Coquillière, maison Dubois ; Archambault, demeurant 5, rue des Vieux-Augustins. Ses parents reçurent un secours de cent francs sur la souscription ouverte en faveur des blessés recueillis dans l’ambulance de la rue de Grenelle-Saint-Honoré et (sous le nom de Vanier) un secours de soixante-quinze francs en août et un autre de la même somme en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel, un secours de cent francs, le 2 août 1830 à la mairie du (ancien) IIIe arrondissement (l’observation suivante était inscrite en face de son nom, sur le registre de la mairie : « A son fils tué, son mari estropié. »), furent pensionnés et reçurent de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Vannier demeurait 6, rue des Vieux-Augustins ; ses parents, à la même adresse en 1831. Le nom de Vannier (L.-A. Vannier) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 46 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 51 (sous le nom de Vanier, dame Blanch.) ; Ambulance de la rue de Grenelle-Saint-Honoré, n° 29, et souscription pour les blessés de la journée du 29 juillet. Rapport du secrétaire, présenté à la commission de l’ambulance et soumis à l’autorité municipale, imprimerie de Sétier, s.d., p. 14, 16 ; Histoire de ce qui s’est passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 300 ; Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 96 ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Commission des récompenses nationales, (ancien) IIIe arrondissement, état des ascendants ayant droit à une pension, idem état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 (il y est dit maçon et blessé d’un coup de feu place de Grève, dont il mourut le 31 juillet) ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat des morts et des blessés par suite des événements de juillet 1830, Liste des morts, pensions ; Archives de Paris VD6 277 in dossier Coste, Eugène, Joseph, Louis, Léon et Liste des blessés présents le 29 juillet 1830 à 10 heures à l’ambulance établie 45-47, rue de Grenelle-Saint-Honoré, salle du Tivoli d’hiver in dossier Gendrin, Augustin, Nicolas ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/78 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (sous le nom de Vannier, Louis, Antoine) et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIIe arrondissement, ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 86 (sous le nom de Vannier, Louis, Antoine), liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.

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