Varenne, Jean
Biographie
Né le 21 juin 1798 à Condé-Montpeyroux (mais à Clermont-Ferrand in Archives nationales F/1dIII/33 et dans un certificat in Archives nationales F/1dIII/78) (Puy-de-Dôme), de Varenne, Antoine, marchand, et de Coulangras, Marie, son épouse. Terrassier. Il fut blessé d’un coup de feu, le 29 juillet sur la place du Carrousel, à côté de son ami intime S ?? ondet, qui demeurait avec lui. Après la prise du château, il fut transporté, sous la conduite d’un élève de l’Ecole polytechnique, au 8, rue de Rivoli, au coin de la rue de l’Echelle, chez le limonadier Chavineau qui tenait le café Godet. Deux heures après, il cessait de vivre, en ayant prononcé ces mots : « Apprenez à ma famille ma fin déplorable et glorieuse. » Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le certificat suivant constatait les circonstances au cours desquelles il avait été blessé : « Nous, Georges, Ambroise Chavineau, limonadier tenant le café Godet au coin de la rue de l’Echelle, et Victor comte de Feuillasse-Perrault, propriétaire, demeurant rue d’Argenteuil n° 34, certifions que le nommé Jean Varenne, terrassier, natif de Condé-Montpeyroux (Puy-de-Dôme), demeurant à Paris, rue Saint-Victor n° 51, a été apporté grièvement blessé après la prise du château des Tuileries, le 29 juillet 1830, rue de Rivoli n° 8, maison de M. Lardeman, au coin de la rue de l’Echelle et qu’il a cessé de vivre à 4 heures du soir, deux après qu’il a été apporté sous la conduite d’un élève de l’Ecole polytechnique. » Signé, le 1er septembre 1830 : comte de Feuillasse-Perrault, Victor, propriétaire, demeurant 34, rue d’Argenteuil ; Chavineau, Georges, Ambroise, limonadier tenant le café Godet au coin de la rue de l’Echelle. Suivait cette mention manuscrite : « Les deux signataires ont reçu avec une douloureuse émotion le testament militaire verbal de cette héroïque victime : “ Apprenez à ma famille ma fin déplorable et glorieuse.” M. Chavineau, limonadier, lui a donné les soins d’un bon Français, a cherché à remplir les volontés dernières de Varenne. Il a découvert, sans en savoir la demeure, que ce brave a laissé une sœur. Il n’a point encore pu se procurer d’autres renseignements mais il la cherchera avec zèle. Si cette attestation ne paraît pas suffisante, on est prié de la renvoyer à M. Chavineau, qui suivra la démarche qu’on lui indiquera. » Varenne laissait sa mère, Coulangras, Marie, née le 22 octobre 1759 à Condé-Montpeyroux, veuve et indigente, avait déjà perdu deux fils, l’un au service de la patrie dans les premières campagnes de la révolution, l’autre, officier décoré, mort par suite de ses blessures après son retour au foyer. En date du 7 janvier 1831, le maire de Condé-Montpeyroux lui délivra un certificat pour attester qu’elle était « absolument dans l’indigence et n’a jamais eu pour subsister d’autres ressources que son travail et celui de ses enfants ». Elle fut pensionnée de trois cents francs, (sous le nom de Varenne, Antoine sur les listes du Bulletin des lois) et il lui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes ; il laissait aussi une sœur, Marie. Il est répertorié (sous les numéros 437 et 489) dans les pièces relatives aux décès, auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Sa sœur fit une demande de secours auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Les parents s’étaient mariés le 24 janvier 1781 à Condé-Montpeyroux ; sur l’acte de mariage, Varenne, Antoine est indiqué comme originaire de la ville de Saint-Germain Lavasse en Fosse illisible, fils de Varenne, Louis et de feue Mondon, Marie, comme étant marchand ; Coulangras, Marie est indiquée comme la fille de Coulangras, Michel et de Sauzegnou, Françoise (ou Sauzegros, Françoise dans l’acte de naissance de Coulangras, Marie) illisible, aubergistes. Varenne, Antoine devait décéder le 11 septembre 1819 à Condé-Montpeyroux, à l’âge de soixante-douze ans. Varenne demeurait 51, rue Saint-Victor, maison du boulanger (in Archives de Paris, VD6 631 n° 1, son ami intime, présent avec lui au Louvre, dit qu’il habitait avec lui 59, rue Saint-Victor, maison de M. Thierry) ; sa sœur, 5, rue des Ternes en 1830 ; sa mère, à Condé-Monteyroux en 1830-1831 (mais une fois sur deux 6, rue des Boucheries in Archives nationales F/1dIII/37). Le nom de Varenne (J. Varenne) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du XIIe arrondissement, p. 111, liste nominative du XIIe arrondissement des personnes au nom desquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance, p. 118, liste nominative du XIIe arrondissement des personnes au nom desquelles il a été déposé des inscriptions de rentes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance, p. 120, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1 (sous le nom de Varelle, Jean) ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (sous le numéro 489 et le seul nom de Varenne) ;Archives de Paris, VD6 672 n° 1 (ascendants [sous le nom de Varenne née Langras]) ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, pièces relatives aux décès ; Archives de Paris VK3 36, liste de veuves, d’orphelins, d’ascendants de citoyens tués en juillet 1830 (ancien) XIIe arrondissement (une liste de morts de cet arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien XIIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/78 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIe arrondissement, ascendants et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) XIIe arrondissement, ascendants et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé des inscriptions de rentes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) XIIe arrondissement (sous le nom de veuve Varenne, née Coulangras, Marie) ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 86, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.