Varlet, Stanislas de son vrai nom, Aimable, Antoine

Biographie


Cordonnier. Il était l’une des personnes dont le chapelier Moizard (voir ce nom) invoquait le témoignage sur la conduite qu’il avait tenue pendant les combats de juillet et auprès desquelles la Commission des réclamants, devant laquelle Moizard tentait de faire valoir ses droits, pouvait prendre des renseignements. Moizard le décrivait ainsi : « M. Varnet, rue des Deux-Portes-Saint-Sauveur n° 11. » Varlet écrivit au roi, en 1832, afin de lui exposer que « lors des mémorables journées de 1830, il a prouvé ce dont est capable un Français qui veut conquérir sa liberté, en combattant constamment pendant les trois jours, notamment rue Saint-Honoré au coin de celle de Rohan, chez le marchand chapelier, dont le magasin a été, par ses soins, préservé du pillage ; en sauvant, en outre, la vie à plusieurs gardes royaux qui s’y étaient réfugiés ; qu’il s’est battu ensuite dans divers endroits et partout où le danger l’appelait, particulièrement rue Saint-Denis, au marché des Innocents, boulevard des Italiens, place du Palais-Royal, etc. ; qu’il a ensuite concouru au désarmement de plusieurs postes occupés par la ligne, entre autres à la rue Mauconseil, au boulevard Bonne-Nouvelle, et celui de la rue Montmartre ; après quoi il a secouru, transporté et fait panser les blessés ; enfin qu’il a concouru à l’inhumation des morts et que pendant qu’il se livrait à cette douloureuse opération son fusil lui a été dérobé. Tous ces faits, Sire, sont notoires et attestés par nombre de signatures apposées à la marge dans un mémoire remis à la Commission des récompenses nationales, sans aucun succès en sa faveur de la part des membres de cette susdite commission. C’est donc avec une entière et respectueuse confiance qu’il ose s’adresser au plus jute et au plus généreux des monarques, pour le supplier de réparer cette lacune qui l’a laissé sans résultat pour lui, une des plus belles actions de sa vie. C’est à vous, Sire, qu’il appartient d’en fixer le mérite, par la décoration dont vous vous plaisez à gratifier les braves, qu’il croit avoir dignement méritée ». En novembre 1832, il sollicita de pouvoir retirer les pièces qu’il avait confiées à l’administration. Varlet demeurait 11, rue des Deux-Portes-Saint-Sauveur en août 1832 ; 23, rue du Petit-Lion-Saint-Sauveur en novembre 1832. Archives nationales F/1dIII/78 ; Archives de la préfecture de police AA 403 in dossier Moizard.

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