Vauquelin, Nicolas, Léandre

Biographie


Elève en pharmacie. Dans une lettre adressée à la Commission des récompenses nationales, il donnait le récit suivant de sa participation aux combats : « Le 29 juillet dernier, à 5 heures et demi du matin, il a été avec dix habitants de Chaillot renforcer les barricades de la barrière de Passy et, de là, est revenu faire celles du pont d’Iéna. Il s’est battu dans la rue Saint-Pierre, à la tête de cent personnes, contre les chasseurs à cheval de la garde lors de leur retraite, qui ont tué un citoyen à ses côtés (voir Dugard, Jean-Marie) et en ont blessé plusieurs autres. Il a désarmé avec le sieur Proujé illisible, dans la rue des Blanchisseuses, plusieurs grenadiers de la garde et un Suisse, s’est emparé de leurs armes et les a soustraits à la mort, en leur prêtant ses vêtements. Il a été un des premiers avec M. Destain (voir Destains, Victor) à organiser le mouvement de la population de Chaillot. Il a empêché la démolition de la porte de M. Magu, chez lequel les ouvriers voulaient entrer de vive force. Il s’est opposé à ce que l’on se portât à des extrémités envers vingt-cinq ou trente gardes royaux prisonniers dans une maison, grand-rue de Chaillot, n° 47. Après le combat, il a pansé les blessés et leur a fourni à ses frais tous les médicaments nécessaires. » Sa lettre était signée comme contenant des faits véritables par : Giraud, grainetier, demeurant 47, rue de Chaillot ; Proujé, E., employé au ministère de la Marine, demeurant 42, rue de Chaillot ; Vuchard, marchande de meubles, demeurant 51, rue de Chaillot ; Jouanne, marchand épicier, demeurant 38, rue de Chaillot ; Guiot, marchand boucher, demeurant 47, rue de Chaillot ; femme Hoiel, sœur de Dugard, Jean-Marie (voir ce nom), « donnant à manger », demeurant 34, rue de Chaillot, qui ajoutait certifier qu’il « était présent au combat qui s’est engagé dans la rue Saint-Pierre et s’y est battu avec distinction avec mon frère, tué à ses côtés » ; Dupuis, marchand épicier, demeurant au coin de la rue des Blanchisseuses, qui certifiait l’avoir vu « le 29 juillet dernier, désarmer plusieurs gardes royaux dans la rue des Blanchisseuses » ; Leroy, H., distillateur, demeurant 47, rue de Chaillot, qui ajoutait certifier « que le sieur Vauquelin a fait partie des citoyens qui se sont armés pour la défense de nos libertés dans la journée du 29 juillet, qu’il a contribué au désarmement de la garde royale et à maintenir l’ordre audit Chaillot, qu’il s’est opposé conjointement avec nous à ce que l’on se portât à des extrémités envers une trentaine de gardes royaux prisonniers dans la maison » ; Babet, Emmanuel (voir ce nom), cocher de madame de Barras, demeurant 70, rue de Chaillot ; Boivin, employé des bassins de Chaillot, membre de la Légion d’honneur ; femme Charpentier, concierge au 47, rue de Chaillot, qui ajoutait « avoir reçu gratuitement de M. Vauquelin tous les médicaments nécessaires pour les blessés de la journée du 29 juillet, qui ont été reçus dans ladite maison ». Roeilly illisible, gérant de la pharmacie du numéro 4… de la rue…, certifia que Vauquelin avait délivré « beaucoup de médicaments pour les blessés de la journée du 29 juillet ». Se trouvant faire partie de la conscription de 1829, Vauquelin sollicita une sous-lieutenance ou au moins un grade de sous-officier. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Son dossier était annoté de l’observation suivante : « Ce jeune homme s’est bien battu. Ensuite, il a donné tous les secours de son art aux blessés. D’un côté comme de l’autre, il mérite la place qu’il sollicite. » Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement (sous le seul nom de Vauquelin sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39, sur celles du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). Il fut nommé sous-officier, sur proposition de la Commission des récompenses nationales et affecté dans la cavalerie au 1er chasseurs. Il demeurait 42, Grand-Rue à Chaillot en 1830-1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 91 ; Archives de Paris VD6 277 couverture du dossier de Duvergier, Jean-Marie, Aimé, où il est indiqué comme dépendant de la mairie du (ancien) Ve arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, liste générale de présentation et de nomination de sous-officiers ; Archives nationales F1dIII 39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ve arrondissement et Préfecture du département de la Seine, Etat des personnes auxquelles les médailles n’ont point été remises.

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