Vautrin, François, Casimir

Biographie


Journalier. Lefrançois (voir ce nom), élève de l’Ecole polytechnique lui délivra, le 24 décembre 1830, le certificat suivant : « Je, soussigné, élève de l’Ecole polytechnique, reconnais avoir eu sous mes ordres à Saint-Cloud le nommé François, Casimir Vautrin, demeurant rue Bafroi n° 39, et qu’il s’y est conduit en brave citoyen. » Une dépêche indiquait à son sujet : « Demande un emploi de surveillant au Jardin des plantes ; est père de quatre enfants et s’est glorieusement montré en juillet. » Il reçut la médaille de Juillet sous le nom de Vautrin, Louis, François sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39 !!!! pourquoi pas cette référence ??, ce qui l’empêchait de porter sa décoration, la Commission des récompenses nationales, qui s’était trompée dans l’établissement de son état civil n’ayant pas pu faire la rectification. L’identité de ces deux états civils était attestée par de très nombreuses personnes, dont les décorés suivants de la VIIIe légion de la garde nationale : Charpentier, Etienne (rien trouvé à ce nom) ; Delamotte (voir Delamotte, Denis, Marie) ; Frétigny (voir Frétigny, Cyr, Auguste) ; Goubet (voir Goubet, Nicolas, Joseph) ; Blanpin (voir Blampin, Etienne) ; Bazin (voir Bazin, Jean-Baptiste, Michel) ; Falotte (voir Fallotte, Simon, François) ; Millot (voir Millot, Jean-Marie) ; Vicini (voir Vicini, Joseph, Albert), caporal des grenadiers du 4e bataillon ; Sénéca (voir Sénéca, Achille, Henry) ; Laont (voir Laont, Toussaint, Antoine) ; Alexis (voir Alexis, Henri, Guillaume, Marie) ; Colin (voir Colin, Georges, Marin) ; Aubrie (voir Aubrie, Philippe, Gabriel) ; Faudin ou Fandin (voir Faudin, Pierre, Charles) ; et peut-être Bertrand, François (voir ce nom). La légalisation des signatures fut faite, le 27 juillet 1831, par Jacquemin, Antoine, Achille (voir ce nom), commissaire de police du quartier Saint-Antoine et décoré de Juillet. En octobre 1831, dans une lettre adressée au préfet de la Seine, il tentait, une nouvelle fois, d’obtenir le rétablissement de l’orthographe de ses prénoms. Sa lettre fut signée par les décorés Manteau, Lucien (voir ce nom), décoré de la Croix de Juillet ; Colin (voir Colin, Georges, Marin) ; Bertrand (voir Bertrand, François mais il n’est que médaillé) ; Delamotte (voir Delamotte, Denis, Marie), décoré de la Croix de Juillet ; Juë (voir Juë, Edouard, Stanislas), médaillé de Juillet ; Souchet (voir Souchet, Pierre, Michel), décoré de la Croix de Juillet ; Bignon (la première lettre n’est pas sûre), demeurant 6, rue Popincourt ; Caron (voir Caron, Alexandre, Charles), décoré de la Croix de Juillet, demeurant 153, rue de Charonne ; Nicolas, Etienne (voir Nicolas, Nicolas, Etienne), décoré de la Croix de Juillet, demeurant 6, rue de Lappe ; Beaufils (voir Beaufils, Antoine, Amand), médaillé de Juillet, demeurant 56, rue de la Roquette. » En 1834, veuf, père de trois enfants, dont l’un était marin à Toulon à bord de la frégate la Favorite, journalier, il sollicita des secours. Le préfet de la Seine donna sur son compte les renseignements suivants : « Jouit de la réputation d’un homme laborieux. […] Sa position n’est pas heureuse, par suite du manque d’ouvrage. » Il reçut un secours de soixante-quinze francs. Le préfet de police, peu après, fournissait, quant à lui, les renseignements suivants : « Vautrin ne demeure plus place Maubert, n° 6 ; il a été expulsé de cette maison, et ses meubles ont été saisis, à défaut du paiement de ses loyers. On ne sait ce qu’il est devenu depuis. Il est, dit-on, garçon de chantier mais ne travaille presque jamais. On assure que cet homme s’est brouillé avec sa famille pour avoir abandonné sa femme et ses trois enfants. La mère est morte de chagrin ; les enfants ont été recueillis par leurs parents. » En août 1848, « chargé d’une nombreuse famille, ayant cinq enfants dont le plus âgé a huit ans, étant sans ouvrage depuis neuf mois qu’il ne travaille plus de son état de mesureur de bois, […] dans la peine la plus profonde, ayant fait les derniers sacrifices de ses effets pour nourrir sa famille », il sollicita un secours. Il reçut un secours de cinquante francs en 1849 et en 1850, deux secours de soixante francs en 1851, un secours de cinquante francs en 1852 et en 1853, au titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 5, cul-de-sac Delaunay dans la rue de Charonne en juillet 1830 ; 39, rue Basfroi en 1831-1834 ; 6, place Maubert puis 22, rue des Deux-Ponts dans l’île Saint-Louis en 1834 ; 11, rue du Banquier puis 6, bd des Gobelins en 1848 puis 21, rue de la Clef en 1849-1851 ; 11, rue Triperet dans le quartier du Jardin des Plantes en 1851-1852 ; 30, bd de l’Hôpital en 1853. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/68 in dossier Moreau ; Archives nationales F/1dIII/69 in dossier Notin ; Archives nationales F/1dIII/78 ; Archives nationales F/1dIII/78 in dossier Yvan ; Archives nationales F/9/1156 ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes (sous le nom de Vautrin, François, Casimir), idem minute 31-32, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 86 (sous le nom de Vautrin, François, Casimir), idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116 (sous le nom de Vautrin, François), idem Demandes de renseignements sur des décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, 14 décembre 1851, minutes 208-209 (sous le nom de Vautrin, Casimir, François), idem Proposition d’accorder à 143 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 233-237, en date du 9 août 1852 (sous le nom de Vautrin, François, Casimir), idem Proposition d’accorder à onze décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 655 francs, minutes 269-271, en date du 17 février 1853 (sous le nom de Vautrin, François, Casimir).

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