Vaux, Pierre, Alfred
Biographie
Né le 1er février 1808 à Angoulême (Charente), fils d’un maréchal des logis de la gendarmerie, retiré en 1814. Tailleur. Légèrement blessé à la tête, il reçut un secours de vingt francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut un total de cent cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il sollicita une sous-lieutenance. Il fut nommé sous-officier, sur proposition de la Commission des récompenses nationales et affecté au 59e régiment d’infanterie de ligne. Il demeurait 64, rue de Richelieu en 1830-1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 ; Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, liste générale de présentation et de nomination de sous-officiers et aussi Commission des récompenses nationales, deuxième état de sous-officiers ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement. Il est noté en apostille du dossier : « M. Vaux a un frère aîné blessé aux buttes Chaumont (en 1814 ?) dans les rangs des élèves de l’Ecole polytechnique, un autre frère mort à Navarin sergent-major au 42e de ligne. » Est-ce le même qui (sous le seul nom de Vaux), soigné lui-même par le docteur Fischer, signa, avec de très nombreux autres blessés, la lettre adressée au roi par Dégenetais, pharmacien qui avait ouvert l’ambulance de la rue des Pyramides, en faveur de Fischer, Antoney, Lax, qui avait donné ses soins dans cette même ambulance in Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Fischer, Antoney, Lax ? J’ai dans Archives nationales F/1dIII/49 in dossier Cieutat, Martin, un Vaux, Pierre, tailleur, demeurant 20, rue Froidmanteau, qui comparut, le 11 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) IVe arrondissement, pour attester parfaitement connaître Cieutat, Martin « et savoir que ledit sieur Cieutat est sorti de son domicile le 29 juillet dernier, armé d’un fusil pour combattre pour la liberté et que ledit jour, sur la place du Palais-Royal vers 1 heure à peu près, il a été atteint d’une balle qui l’a frappé à la cuisse gauche et d’un coup de crosse de fusil dans la poitrine ».