Veau, Pierre
Biographie
Né vers 1813, de Leviaux, Jean-Louis, menuisier, et de Razé, Marie, Jeanne, son épouse. Apprenti menuisier. Il fut tué d’un coup de feu dans la poitrine, le 28 juillet, sur la place de Grève. Son corps fut transporté à la morgue, où il fut reconnu ainsi que ses vêtements, sur les indications que la mère avait préalablement données sur des marques qu’elle y avait portées. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Le 25 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) Ve arrondissement, comparurent : Boyavalle, Nicolas, né vers 1760, concierge de la maison de M. Danier, 135, rue du Faubourg-Saint-Martin ; Archambault, Jean-François, né vers 1790, horloger, demeurant 135, rue du Faubourg-Saint-Martin ; Mazal, Pierre, né vers 1784, marchand de vin, 135, rue du Faubourg-Saint-Martin. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Leviaux, Pierre (sic) « que depuis les glorieuses journées de juillet 1830 ledit Pierre Leviaux n’a point reparu dans son domicile et qu’ils ont entendu dire par plusieurs personnes de sa connaissance qu’il avait été tué le 28 dudit mois sur la place de l’Hôtel-de-Ville, en combattant pour la liberté ; qu’en effet son corps a été vu et reconnu le 30 à la morgue par ledit sieur Archambault, l’un des comparants, qui a remarqué sur ce corps au côté droit de la poitrine une blessure qui lui a paru l’effet d’une balle et qui ayant aussi examiné ses vêtements également déposés à la morgue les a reconnus conformes aux indications données par la mère et revêtus de la marque qu’elle avait signalée ». Il était célibataire. Il laissait ses parents : Veau, Jean-Louis, né le 5 juillet 1760 à Bondy (Seine) et Razé, Marie, Jeanne, née le 15 décembre 1784 à Sedan (Ardennes). En date du 25 mars 1831, le maire de la commune de Beuvardes (Aisne) délivra un certificat pour attester que le père, menuisier, demeurant à Beuvardes, était « dans un vrai état d’indigence, qu’il n’a d’autres ressources que son métier et qu’il trouve fort peu d’occasion de le faire valoir ». Ils furent pensionnés et reçurent de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Les parents s’étaient mariés le 10 septembre 1810 à Bondy ; sur l’acte de mariage, Leviaux, Jean-Louis est indiqué comme né le 4 juillet 1860, fils de feu Leviaux, Louis décédé à Bondy, et de feue Lefevre, Angélique décédée à Bondy, comme veuf de Jacot, Magdeleine, Louise décédée le 15 octobre 1806 à Bondy, et comme exerçant la profession de menuisier ; Razé, Marie, Jeanne est indiquée comme née le 15 décembre 1784 à Sedan (Ardennes), fille de feu Razé, Joseph (mais Razé, Charlemagne, Joseph dans l’acte de naissance de Razé, Marie, Jeanne) décédé le 24 juillet 1789 à Sedan et de Sauvage, Magdeleine. Il demeurait 135, rue du Faubourg-Saint-Martin (parfois indiqué 133, rue du Faubourg-Saint-Martin), avec sa mère chez M. Mazal ; ses parents à Beuvardes (Aisne) en 1831. Le nom de Veau (P. Veau) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Ses parents demeuraient à Beuvardes (Aisne) en 1831. Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Ve arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 100 ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/63 (sous le nom de Leviaux, Pierre), F/1dIII/78 (sous le nom de Veau, Pierre) ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) Ve arrondissement, ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 86, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.