Vecchiarelli, Salvator

Biographie


Né le 3 décembre 1798 à Naples (Italie). Professeur de littérature, ou homme de lettres, ou professeur de langues. On trouve le rapport de police suivant, en date du 28 mai 1824, dans Le Livre noir de messieurs Delavau et Franchet, ou Répertoire de la police politique sous le ministère déplorable : « Un sieur Salvator Vecchiarelli, Napolitain, exilé par suite des derniers troubles de Naples, est récemment arrivé à Paris. » Puis le 11 juin 1824 : « Le sieur Vecchiarelli a été abordé Sous prétexte spécieux ; il a raconté que, de Naples, sa ville natale, il se rendit à Londres, où il ne cessa de solliciter près de l’ambassadeur de son pays la faveur ou plutôt la justice de rentrer dans sa patrie ; que, ses démarches ayant été infructueuses, il s’est déterminé à venir à Paris, attendu qu’il connaît le caractère débonnaire de l’ambassadeur en France de S. M. le roi des Deux-Siciles, et que par le même ambassadeur il espère trouver enfin un terme à son exil. Tout dans cet étranger annonce évidemment qu’il est, sinon dans la misère, du moins dans une grande gêne ; il paraît absorbé par un profond chagrin ; il mène une vie uniforme et triste. Sa grande affaire est de s’occuper de trouver les moyens de retourner dans sa famille. Il va fréquemment aux ambassades d’Angleterre et des Deux-Siciles ; il reçoit journellement des lettres de Naples et de Londres. Du reste, nous ne lui voyons jusqu’à présent aucune accointance susceptible de faire naître le soupçon qu’il se livre à des intrigues politiques. » Puis le 18 avril 1824 : « Le sieur Salvator Vecchiarelli demeure maintenant, depuis le 20 janvier dernier, rue Saint-Dominique-d’Enfer, n° 10, en garni, chez une demoiselle âgée de dix-huit à vingt ans, nommée Élisa Martin. Rien dans la conduite ni dans les relations du sieur Vecchiarelli ne fait présumer qu’il s’occupe d’intrigues politiques. Personne ne lui connaît d’autres moyens d’existence que les secours mensuels qu’il reçoit des bontés de Mgr le duc d’Orléans, qui même, en novembre 1825, fit payer la somme de 200 francs que lui Vecchiarelli devait à son hôte. Enfin, Vecchiarelli manifeste l’espérance d’être incessamment placé, comme professeur de chant, sous les auspices de Mgr le duc d’Orléans, dans une maison d’éducation. » Il adressa la lettre à la Commission des récompenses nationales, en réclamant la Croix de Juillet : « […] Un des principaux chefs de la révolution napolitaine, réfugié en Espagne en 1821, à la suite des événements politiques de son pays, a l’honneur de porter à votre connaissance qu’au moment où le pouvoir absolu fut rétabli dans la péninsule espagnole il passa à Londres, d’où il se rendit à Paris en mars 1825. Depuis cette époque-là, il n’a jamais quitté Paris et a utilisé ses faibles talents en donnant des leçons d’italien et d’espagnol. Pendant les trois glorieuses journées de Juillet, il a payé la dette d’ami de la liberté au pays qui lui sert d’asile, en combattant avec constance sur divers points, entre autres à l’Hôtel de ville et au Louvre, pour la cause commune, comme vous verrez par les certificats ci-joints. » Il signait Vecchiarelli, ex-chef de bureau de 1re classe au Conseil d’Etat et chef du bataillon (illisible, arti ?) de la Légion de Naples. Il reçut (sous le nom de Weccharelli) un secours de soixante francs, le 18 octobre 1830, auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement (sous le nom de Vecchiarelly, Salvator sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). Il fut admis dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement et reçut une indemnité définitive de cent vingt francs. Il reçut, à ce titre, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale il est où dans Crapelet ?. Il reçut, comme médaillé, la somme de vingt-cinq francs auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution. Il demeurait 10, rue Saint-Dominique-d’Enfer en 1824-1831. Le Livre noir de messieurs Delavau et Franchet, ou Répertoire de la police politique sous le ministère déplorable, Paris, Moutardier, 1829, volume 4, p. 277 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 ; Archives de Paris VD6 633 n° 1, liste des citoyens décorés de la médaille, XIe arrondissement, secours aux blessés de Juillet domiciliés dans ledit arrondissement, convocations des décorés à la mairie ; Archives de Paris VD6 631 n° 1, état nominatif des citoyens décorés de la médaille, auxquels il a été payé une gratification de vingt-cinq francs, idem son dossier individuel ; Archives de Paris VD6 3, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 19, (ancien) XIe arrondissement de Paris, état des blessés qui ont reçu des secours de la Commission des récompenses nationales ayant droit à l’indemnité de cent vingt francs accordée par la Commission de la souscription nationale et qui n’ont pas encore réclamé (sous le nom de Wieccharelli) ; Archives de Paris VK3 32, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 54 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, dossier indemnitaires 1re classe à 120 francs, (ancien) XIe arrondissement, état des sommes payées aux combattants pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIe arrondissement (chaque fois sous le nom de Viaccharelli) et état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIe arrondissement (sous le nom de Viacherelli) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIe arrondissement. Sur internet il fait une demande de naturalisation cote BB/11/312 dossier 5979 B7. Consulter Inventaire des papiers de la division des sciences et lettres du ministère de l’Instruction publique et des services qui en sont issus sous-série F 17 volume 2 aux Archives nationales. Nombreuses sources internet.

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