Veiller, Pierre

Biographie


Né le 23 frimaire an IX à Hautkoutz (Moselle), fils de Veiller, Jean, vigneron, et de Guérien, Anne, son épouse. Garçon maçon. Il fut blessé d’un coup de feu à la cuisse, le 28 juillet à la Grève. Dans le récit que fit le docteur Pinel, Eugène (voir ce nom) des soins qu’il avait donnés pendant les combats, on trouve ces indications concernant Veiller: « […] M. Pierre Veiller, demeurant rue des Bernardins n° 20, m’a requis pour une blessure causée par une balle qui lui avait traversé la cuisse droite ; je l’ai rétabli bien promptement […]. » Il reçut un secours de cinquante francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il est répertorié (sous le numéro 1065) dans la liste des demandes de secours posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Il reçut un secours de vingt francs, le 9 mars 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il reçut un total de soixante-treize francs de secours auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il mourut des suites de sa blessure, le 4 février 1831 à l’Hôtel-Dieu. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le 5 mas 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Bierge, Pierre, Antoine, né vers 1797, maître maçon, demeurant 12, rue des Moineaux ; Moussard, Jean, né vers 1808, maître paveur, demeurant 24, rue des Ecrivains ; Lhéritier, Antoine, né vers 1807, maître maçon, demeurant 5, rue Gervais-Laurent ; Giraud, Léon, né vers 1789, apprêteur de chapeaux de paille, demeurant 13, rue Perd... Ils attestèrent avoir parfaitement connu Veiller, Pierre et « savoir qu’il a combattu le 28 juillet 1830 et a été atteint d’une balle dans la cuisse droite et qu’il est mort des suites de sa blessure à l’Hôtel-Dieu de Paris le 4 février dernier ». Il laissait une femme, Terbiche, Anne, née le 26 prairial an X (bien le 26 prairial an X dans son acte de naissance ; mais par erreur le 27 prairial an X in Archives nationales F/1dIII/38 B et in Archives de Paris VK3 36) à Hautkoutz (Moselle). Elle reçut un secours de trente francs, le 23 mars 1831, un secours de vingt francs, le 6 avril 1831, un secours de trente francs, le 27 avril 1831, un secours de quarante-deux francs, le 30 avril 1831, un secours de quarante-deux francs, le 31 mai 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Elle fut pensionnée et il lui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes (et sans doute aussi diverses sommes puisque son nom apparaît dans la liste nominative du XIIe arrondissement des personnes au nom desquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834). Les époux s’étaient mariés le 6 février 1823 à Kontzhaut (Moselle) ; sur l’acte de mariage, Veiller, Pierre est indiqué comme vigneron ; Terbiche, Anne est indiquée comme la fille de Tirbiche, Jean et de Kohn, Anne, sa veuve, comme résidente à Kontzhaut. Il laissait deux enfants, qui furent aussi pensionnés et à qui fut aussi accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes : Marie, née le 9 juillet 1823 à Hautkoutz, et Nicolas, né le 20 juillet 1826 à Hautkoutz et qui décéda le 3 mars 1832 dans cette même ville. Vers 1832, la Commission de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet rapportait au sujet de la veuve qu’elle travaillait à la journée et possédait une petite maison. Par un testament en date du 1er mai 1832, le baron Chambon, Claude, Gaudérique, Joseph, Hiérome, ancien commissaire ordonnateur des armées sous l’Empire, demeurant 11, rue du Petit-Vaugirard, « applaudissant aux principes qui ont dirigé la révolution de Juillet et voulant lui rendre un hommage durable » fit un legs en faveur de vingt orphelins ou orphelines du (ancien) Xe arrondissement, de quatre du (ancien) XIe arrondissement et de trente du (ancien) XIIe arrondissement, laissant, pour chacun d’entre eux, une somme de six mille francs (sans qu’on connaisse les critères de sélection choisis à l’établissement de la liste). Quand le baron Chambon mourut, le 26 septembre 1833, le testament fut attaqué par ses neveux, sous le prétexte que « le défunt aurait eu en les dépouillant de son héritage, cédé à des sentiments d’inimitié et de colère ». Puis, finalement, ces neveux se désistèrent, ouvrant alors les droits des orphelins. Marie et Nicolas (mais il était déjà décédé) furent deux d’entre eux. Pour chacun des orphelins la somme fut convertie en deux cent cinquante-six francs de rente à 5 %. En 1833, Marie reçut trois cents francs pour ses frais de trousseau ; elle était alors élève dans un pensionnat de d’Haute Krontz (Moselle). En 1838, Marie était élève dans la pension Langlais à Montrouge. En 1840, la veuve était remariée à Ronck, Jean, qui était tuteur de Marie. Dans sa séance du 7 janvier 1841, la Commission municipale des orphelins de Juillet faisait payer à la supérieure du pensionnat de Rustroff, commune de Sierck (Moselle), deux cent cinquante francs représentant les frais de pensionnat de Marie, de même cent vingt-cinq francs pour les mêmes raisons dans sa séance du 8 juillet 1841, la même somme le 21 octobre 1841 mais payée sur les arrérages reçus par la mairie de la rente perpétuelle du legs fait par le baron Chambon au profit de cette orpheline. Dans sa séance du 3 juillet 1843, la Commission municipale des orphelins de Juillet reversait le certificat de rente de soixante-quinze francs de Nicolas, décédé, au profit de sa sœur et de sa mère ; dans ses séances du 25 juillet 1843 et du 10 août 1843, elle soldait l’héritage de Nicolas entre la sœur (pour trois quarts) et la mère (pour le quart restant), soit neuf cent soixante-dix-neuf francs et quatre-vingt-dix centimes à partager. En 1844, Marie Veiller était décédée et son mari, Louis Gager, demanda les comptes de tutelle, portant essentiellement sur une somme de mille quatre cents ou mille cinq cents francs que la mère aurait touchés en 1831 ou 1832 et dont il pensait qu’elle s’était attribué la propriété. Dans sa séance du 11 juillet 1844, la Commission municipale des orphelins de Juillet autorisait le paiement à M. Jager, Louis, marchand cirier, demeurant à Boulay (Moselle), veuf de Marie et son donataire, mille six cent quatre-vingt-quinze francs et quatre-vingt-dix-sept centimes, et trois certificats de rente, le premier de soixante francs, le deuxième de cent cinquante francs, le troisième de cent trente-deux francs. Veiller demeurait 20, rue des Bernardins ; sa veuve, même adresse en 1831 (mais une fois sur cinq 49, rue Saint-Victor in Archives nationales F/1dIII/37 ; bien 20, rue des Bernardins in Archives nationales F/1dIII/38 B ; sa veuve, une fois sur deux 4, rue des Bernardins in Archives de Paris VK3 22 et une fois 49, rue Saint-Victor) ; la veuve remariée, à Haute-Kontz (Moselle) en 1843. Le nom de Veiller (P. Veiller) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 48 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 52 ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves et liste nominative des orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du XIIe arrondissement, p. 111, liste nominative du XIIe arrondissement des personnes au nom desquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance, p. 118, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris VD3 1-2, Registre des délibérations de la Commission municipale des orphelins de juillet 1830 du (ancien) XIIe arrondissement (5 avril-1840-31 janvier 1849) ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) ; Archives de Paris VD6 560 n° 7 : exécution des legs du baron Chambon en faveur des orphelins de juillet 1830 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (sous le numéro 945) ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 (veuves) ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des demandes de secours ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur l’exécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de l’ordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de l’Etat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 40-41 ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ;Archives de Paris VK3 36, liste de veuves, d’orphelins, d’ascendants de citoyens tués en juillet 1830 (ancien) XIIe arrondissement (veuves), idem (orphelins), idem (deux listes de morts de cet arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 et état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelines du (ancien) XIIe arrondissement, orphelins du (ancien) XIIe arrondissement et Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) ; Archives nationales F/1dIII/40 (orphelins des victimes Juillet non pourvus de subrogés tuteurs à la date du 30 septembre 1831 ; année 1833, XIIe arrondissement, orphelins et orphelines de Juillet, tableau n° 1 indiquant leur âge, la profession à laquelle ils se destinent, l’établissement public ou privé dans lequel ils sont placés ; année 1838 XIIe arrondissement ; année 1839 XIIe arrondissement), F/1dIII/49 in dossier Chevalier, F/1dIII/61 in dossier Lapillon ; Archives nationales F/1dIII/78 et aussi in dossier Weiller ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIe arrondissement, veuves et orphelins et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) XIIe arrondissement, veuves (sous le nom de Tirbiche, Anne) ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/15/2555, correspondance avec le deuxième bureau, années 1832-1833 ; Archives nationales F/15/2557 ; Archives nationales F/15/2557-2559 dossier (ancien) XIIe arrondissement et aussi un état officiel des orphelins (ancien) XIIe arrondissement et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés : orphelins sans tuteurs et sans subrogés-tuteurs ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 86, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841 ; Archives de la préfecture de police AA 408 in dossier Pinel, Eugène. Voir sans doute idem que le suivant ?

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.