Vendeuil, Jean-Baptiste

Biographie


Né vers 1784. Journalier ou terrassier sur les listes du Constitutionnel. Il participa à la construction des barricades et fut blessé au pied gauche, par suite de la chute d’un pavé. Sa femme ne cessa de travailler à ses côtés, en portant des pièces de bois auxdites barricades des rues de la Pépinière et du Rocher. Son fils âgé de dix-neuf ans s’était battu dans les trois journées et, n’ayant pas reparu depuis, était présumé tué dans les combats. Père de quatre enfants, dans un dénuement complet, il reçut (sous le nom de Vendeuil, Jean-Baptiste, Antoine) un secours de trente francs et un autre de soixante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel, un secours de dix francs à l’Hôtel de ville, un secours de vingt francs à la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Le père devait deux termes de son loyer (soit quarante francs) et trente francs de dettes diverses. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions à tous ceux à qui il appartiendra, que le nommé Vandeuil […] est dans une situation déplorable, qu’il est estropié de la main droite et entièrement sans occupation, qu’il a donné des preuves de son zèle et de son patriotisme dans les jours mémorables de la défense de Paris et qu’il s’est constamment occupé des barricades des rues de la Pépinière et celle du Rocher et y a été blessé au pied gauche par l’effet d’un pavé qu’on lui a laissé tomber dessus le pied. Cette malheureuse famille mérite par ses bons sentiments de participer aux bienfaits que la Commission accorde aux victimes des jours de trouble, qui ont si glorieusement conquis la liberté et ils ont été réduits à une extrême indigence lors de l’invasion des Alliés en France. » Signé le 3 septembre 1830 ; Soulier, propriétaire ; Michau père ; Cuque, propriétaire ; deux autres signatures illisibles. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Le dossier contenait l’appréciation suivante : « Dans l’indigence, se sont bien montrés, honnêtes gens de bonne famille. » Il demeurait au 32, rue du Rocher, 14, cul-de-sac d’Any en 1830. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Archives de Paris VD6 91 (sous le nom de Veudeul, Jean-Baptiste).

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.