Verdier madame
Biographie
La chronique de l’époque relatait ainsi son activité pendant les combats de Juillet : « Mme Verdier, demeurant rue du Ponceau, n° 40, s’est distinguée par un genre de courage bien digne d’admiration. Sous le feu de la mitraille et de la fusillade partant de la porte Saint-Denis, on l’a vue se précipiter dans la rue, pour relever et emporter, rue Guérin-Boisseau, une femme dont la jambe venait d’être traversée d’une balle. Sur l’observation faite à Mme Verdier qu’elle aurait dû laisser aux hommes, qui s’en seraient bien acquittés, le soin de secourir la personne blessée, cette dame a répondu : “Il y a aujourd’hui de l’ouvrage pour tout le monde.” » Elle reçut un secours de cinquante francs, le 18 août 1830, à la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Elle demeurait 41, rue du Ponceau en 1830 (in Archives de Paris VD6 360 n° 5), 40, rue du Ponceau in Le Constitutionnel). Le Constitutionnel, 18 août 1830 ; Histoire de la révolution de Paris depuis le 26 juillet jusqu’au 31 août 1830, Paris, chez Philippe libraire, rue Dauphine, 20, 1830, p. 169 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier.