Verdot, Jean, Maurice
Biographie
Né le 19 mai 1807 à Paris. Professeur au lycée Charlemagne. Il fit partie avec Brame Jules, Chapuis Michel Marie, Crampel Louis André, Daniel, Ernest, Duclos-Blerzy Pierre Louis Joseph Etienne, Dufour Louis, Gillard Louis, Jacob Jean-François, Lepage Nicolas Séverin, Perlé André Théodore, Tassin Jacques Nicolas, Aronsshon Nestor, Massot Théodore, Leymarie Jean Léonard Repaire, des quinze membres composant le jury de la Commission des récompenses nationales pour le (ancien) IVe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il apostilla ainsi le certificat délivré par Hirne (voir Hirne, Jean, Protais, Théodore) en faveur de Sanas, Jean-Marie et que ce dernier présenta devant la Commission des Réclamants quand il tenta de faire valoir ses droits : « Je me joins avec plaisir à M. Hirne pour attester que le 28 juillet j’ai vu à la mairie du (ancien) IVe arrondissement, où je suis domicilié, le sieur Sanas qui en est sorti pour battre la générale dans toute l’étendue de l’arrondissement. Alors employé dans une maison de commerce, le sieur Sanas n’a pas hésité un instant à quitter son état pour servir de tout le zèle de son patriotisme la cause de la liberté. Dire qu’il s’est exposé dans les journées de Juillet ce n’est que lui rendre justice. C’est un ancien militaire plein d’honneur, qui ne répondait pas alors pour la première fois à l’appel de la patrie. » Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement (sous le nom de Verdot, Jean-Marie in Archives nationales F/1dIII/39, in Archives de Paris VD6 3, sur les listes du Moniteur universel et sur celles du Bulletin des lois). Il adressa, comme « membre du jury des récompenses nationales, (ancien) IVe arrondissement, porté pendant cinq mois pour la croix, qu’il croit avoir méritée, et enfin décoré de la médaille de Juillet », le 9 juillet 1831, la lettre de recommandation suivante concernant Bonvalot, Antoine, François, pour tenter de faire valoir les droits de ce dernier à la décoration de Juillet : « J’ai vu dans les trois journées un patriote qui est resté sans récompense ; je crois de mon devoir de vous soumettre ses titres. M. Bonvalot, professeur au collège Charlemagne, a subi trois destitutions sous les différents ministères de la Restauration : son patriotisme éprouvé les lui ont values. Enfant du Jura, M. Bonvalot n’a vécu que de privations depuis l’incendie de Salins, et le fruit de son travail a été consacré à réparer les pertes de sa patrie incendiée : il a surtout fondé des écoles ; il est béni dans son département. Voilà pour les antécédents, que je rappelle uniquement afin de faire connaître l’homme. Le 27 juillet au matin, M. Bonvalot a désarmé presque seul le poste du port au blé ; il a pris alors les armes pour les quitter le 29 au soir et ses trois journées ont été remplies à combattre, à amener au combat une foule de citoyens qu’a entraînés son énergie, à s’opposer à la faiblesse de l’ancien maire du (ancien) IXe arrondissement (sic), qui refusait de soutenir la lutte. M. Bonvalot jouait sa tête : sa vie l’y a accoutumé. Il n’y a aucune exagération dans mon récit. Faites venir M. Bonvalot. J’affirme sur l’honneur qu’il ignore que j’écris cette lettre et vous verrez qu’il vous confirmera les faits. Au mois de septembre 1830, il partit pour Salins. La ville était encore sous le joug d’une administration carliste. Ses concitoyens le saluèrent d’unanimes acclamations ; ils le connaissent par les bienfaits. Ils voulurent le mettre à leur tête. Lui se contenta de les délivrer du préfet carliste, des administrateurs carlistes, le tout tandis que ces messieurs décrétaient la prison contre lui. Le courageux patriote les arracha au pouvoir et revint à Paris faire la classe, toujours la même, car il n’a jamais eu d’avancement, le pouvoir le lui refuse. Moi pourtant, appelé sans l’avoir demandé à faire partie du jury des récompenses pour le (ancien) IVe arrondissement et voyant combien on oubliait de braves citoyens, j’écrivis à M. Tonnet, président du (ancien) IXe pour lui signaler M. Bonvalot. Deux fois, j’allai à la mairie pour savoir la réponse. Je n’ai vu ni M. Tonnet ni un mot de lui : point de résultat. Monsieur, c’est de patriotes énergiques comme M. Bonvalot qu’il faut grossir nos rangs. Il mérite une croix et je sais qu’il la désire plutôt encore comme maintien du principe de la révolution que comme récompense. Il est digne de votre œuvre, Monsieur, de songer à réparer de pareilles omissions. » Sa médaille lui fut délivrée le 28 juin, et son brevet le 8 août 1831. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 4, place du Chevalier-au-Guet en 1830-1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 278 ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/15/2557-2559, état nominatif des membres de la Commission des récompenses nationales et des membres des jurys ; Archives de la préfecture de police AA 373 in dossier Bonvalot, Antoine, François ; Archives de la préfecture de police AA 413 in dossier Sanas, Jean-Marie.