Vergne, François, Eugène, Amable
Biographie
Né vers 1798 ou 1795 dans son acte de décès à Rouen (Seine-Maritime). Tailleur. Contusionné à la tête, marié et père de deux enfants, il reçut un secours de cent francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut (sous le nom de Vergne et le prénom de François), après la révolution, des secours (sans que ni la date ni le montant soient précisés) auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il fut admis dans la catégorie des blessés de la 1re classe auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut (sous le nom de Vergne et les prénoms de François, Eugène), à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Le 5 juin 1832, pendant les troubles qui suivirent l’enterrement du général Lamarque, il était à l’intérieur de l’établissement du marchand de vin du 73, rue Montmartre. Un peu pris de vin, selon le patron de l’établissement, il ne suivit pas les conseils de ce dernier qui l’exhortait à « ne pas sortir pour voir ce qui se passait dans la rue », et fut atteint, entre 21 et 22 heures, à la porte de l’établissement, par un coup de feu qui l’atteignit à l’estomac. Il mourut le lendemain vers 10 heures du matin à son domicile (son acte de décès le dit tailleur et ex-portier). En 1840, sa veuve, Malivoir, Victoire, Florence, Caroline, née vers 1790, « dans une position bien malheureuse », sollicita un secours. La préfecture de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Ouvrière giletière, est dans une position très malheureuse, devant trois termes de son loyer et ayant son père infirme, âgé de soixante-treize ans, à sa charge. Cette femme est très bien vue sous le rapport de la conduite et de la moralité. Elle est entièrement nulle en politique. » Elle reçut un secours de quarante francs en 1840, un secours de vingt-cinq francs en 1842, un secours de quarante francs en 1843, un secours de quarante francs en 1844, un secours de quarante francs en 1846, un secours de quarante francs en 1847. En 1850, la préfecture de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « La dame veuve Vergne (Caroline Malivoire), native d’Aumale (Seine-Maritime) le 16 juin 1792, demeure avec son fils, colleur d’affiches et homme de peine, rue d’Aval n° 14, faubourg Saint-Antoine. Cette femme est presque estropiée de la main gauche ; elle fait quelques travaux de couture (qui lui rapportent peu de choses) et elle est dans une profonde misère ; d’après les renseignements recueillis sur son compte elle paraît digne d’intérêt. » Elle reçut un secours de cinquante francs en 1850, à titre de veuve d’un médaillé de Juillet. En 1857, presque aveugle, ne pouvant plus continuer son métier de couturière, estropiée de la main droite, à la charge de ses enfants, ayant eux-mêmes une famille à nourrir, elle sollicita un secours ; les renseignements de police la présentaient dans une position pécuniaire très nécessiteuse, ajoutant que ses infirmités la rendaient digne d’intérêt et sa conduite et sa moralité étaient « à l’abri de tout reproche ». Elle reçut un secours de quarante francs en 1857, un secours de quarante francs en 1858, un secours de quarante francs en 1859, un secours de quarante francs en 1860, un secours de quarante francs en 1862. Vergne demeurait 7, rue de la Tabletterie en 1830 ; 4, rue des Singes, un logement situé au rez-de-chaussée, en 1832 ; sa veuve, 14, rue Daval dans le faubourg Saint-Antoine en 1840-1850 ; 46, rue Sainte-Marguerite en 1857-1860 ; . Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IVe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 72 (sous le nom de Vergne et le prénom de François) ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés (sous le nom de Vergne et le prénom de François) ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IVe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives nationales F/15/3796-3797 secours à divers titres (sous le nom de Vergne et les prénoms d’Aimable, Eugène dans tout le dossier) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 87 (sous le nom de Vergne, Aimable, Eugène), idem Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 27 février 1850, minutes 100-104 (sous le nom de veuve Vergne, Aimable, Eugène), idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116 (sous le nom de veuve Vergne, Aimable, Eugène). Problème l’administration le dit médaillé sous le seul nom de Vergne, mais ce médaillé est plutôt Verne, Pierre, François… Plusieurs fois son dossier le dit médaillé… C’est pas sûr du tout qu’il soit médaillé en fait, c’est peut-être une confusion de la veuve et de l’administration…