Veyrat, Auguste, Emile
Biographie
Né le 7 juillet 1800 à Paris. Docteur en médecine. Le 15 avril 1831, il adressa la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : « Convaincu que tout citoyen se doit à son pays et doit trouver dans sa conscience la satisfaction et le bonheur, dignes récompenses des services qu’il a rendus à sa patrie, poursuivi par l’idée que l’on a toujours mauvaise grâce à se faire son apologiste et à réclamer, au nom de ces mêmes services, que l’on est souvent disposé à contester, des récompenses que l’on a même bien méritées, je n’aurais pas entretenu votre Commission de ma demande si des circonstances impérieuses ne m’obligeaient à changer une position indépendante jusqu’à ce jour contre un emploi, que je sollicite des faveurs ministérielles. Je suis docteur en médecine, reçu il y a six ans avec succès à la faculté de Paris. J’ai éprouvé tous les désavantages d’une nombreuse concurrence, dans une carrière déjà si longue et si difficile à parcourir. Sur la demande que je fis au ministère de la Guerre d’une emploi de chirurgien major dans un régiment de cavalerie, le bureau des renseignements m’engagea à m’adresser à votre Commission pour juger l’importance des services que j’ai rendus à la cause de la liberté et être porté comme ayant droit par les membres qui la composent. Oui, Messieurs, j’ai élevé la voix pour la liberté, j’ai combattu pour son triomphe et étanché le sang destiné à sa défense. Heureux si vous me jugez digne de pouvoir être utile encore à ma patrie en secourant ses défenseurs, si mes titres, jugés avec votre impartialité reconnue, sont dignes de fixer votre attention, je vous demanderai de vouloir bien m’accorder la décoration spéciale qui sera décernée comme récompense nationale. Confiant dans votre justice et l’examen attentif des titres qui viennent à l’appui de tous les renseignements que vos commissaires sont chargés de prendre, j’espère que vous prendrez ma demande en considération. Recevez, Messieurs, etc. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il demeurait 42, rue Sainte-Anne en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement. Je ne l’ai pas trouvé dans liste des médecins in VD4 11…