Vezy, Claude, Julien
Biographie
Né le 24 janvier 1791 à Paris, de Vezy, Jean-Baptiste, voiturier, et de Ponsard, Marie, Catherine, son épouse. Ouvrier serrurier (cocher sur les listes du Constitutionnel). Il fut blessé d’un coup de feu au bras droit et perdit l’œil droit en amorçant son fusil, le 29 juillet au Louvre. Il reçut (sous le nom de Véry, Claude, Julien) un secours de quatre-vingts francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIIIe arrondissement. Le 19 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement, comparurent : Giroust, Pierre, Augustin, serrurier, demeurant 15, rue Saint-Martin ; Guénédé, François, serrurier, demeurant 1, impasse Berthault dans la rue Beaubourg ; Vié, Jean-Louis, serrurier, demeurant 29, rue Popincourt. Ils attestèrent parfaitement connaître Vezy, Claude, Julien et « savoir qu’il a été blessé le 29 juillet 1830 à la prise du Louvre ». Le 22 avril 1831, devant le maire du (ancien) VIIIe arrondissement, comparurent : Alexis, Henri, Guillaume, Marie (voir ce nom), ébéniste, demeurant 6, rue Anastase ; Solle, Claude, serrurier, demeurant 46, rue Popincourt. Ils attestèrent parfaitement connaître Vezy, Claude, Julien et savoir « qu’il a à sa charge sa femme enceinte et trois enfants en bas âge, qu’il est sans fortune et qu’il n’a que le produit de son travail pour nourrir et élever sa famille ». Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 9 avril 1831, la conclusion suivante : « A présenté premièrement une cataracte à l’œil droit et une pupille artificielle au-dessous de la pupille naturelle avec lésion profonde à la vue, désordre qu’il attribue à la projection contre l’œil de quelques corps étrangers mais en mouvement par l’amorce d’un fusil ; deuxièmement une cicatrice très légère à la partie antérieure du bras droit, qu’il attribue à un coup de feu ; circonstances qui, si elles sont constatées, lui donnent droit à être placé dans la cinquième classe des blessés. » Il fut admis dans la 5e classe (mais dans la 3e classe in Archives de Paris VD3 1-2, la source est plutôt sûre) des blessés et pensionné. En 1831, il s’était marié, le 29 août 1818, à Benoît, Marie-Madeleine, née le 23 brumaire an II à Paris ; sur l’acte de mariage, Benoit, Marie-Madeleine est indiquée comme la fille de Benoit, Joseph et de Marcillet, Anne, son épouse. Il avait trois enfants, Felix, Eloy, né le 20 avril 1822, Marie, Elisabeth, née le 23 novembre 1828, Joseph, né le 26 juin 1829 (ou 26 juin 1819 dans un autre certificat de la mairie), plus un autre dont elle était enceinte en 1831. Sa veuve reçut un secours de cinquante francs en 1851, à titre de veuve d’une Croix de Juillet. Il demeurait 8, rue Saint-Sébastien en 1830 sur les listes du Constitutionnel ; 10, rue Saint-Sébastien puis 4, rue Saint-Ambroise-Popincourt en 1831 ; sa veuve, 13, rue Gambey quartier du Temple en 1850.-1851 Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 47 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 52 (sous le nom de Very, Claude, Julien) ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement (1830-1849), paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste de blessés de 3e classe) ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 43 (couverture du dossier Diguet, Victor) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/78 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet 1830, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 20 mai 1850, minutes 105-109, idem Etat nominatif de décorés, médaillés, blessés ou combattants de juillet 1830 et veuves de décorés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, courrier en date du 6 décembre 1850, minute 142-147, idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163 (sous le nom de Vézy, Claude, Julien).