Viallet-Desgranges, Henry

Biographie


Né vers 1782 à Dieppe, fils du procureur impérial à Dieppe, lui-même décédé à Dieppe en 1814. Sous-lieutenant de la garde nationale de Dieppe, sur un état nominatif d’officiers arrêté en date du 9 frimaire an XIV, lieutenant de la XVe légion levée dans l’arrondissement de Dieppe sur un état arrêté le 27 mai 1808, nommé, en date du 5 décembre 1812, par le préfet de la Seine-Inférieure, capitaine de la 1re compagnie du Centre de la 1re cohorte de la XVe légion, puis capitaine de 3e classe des officiers, sous-officiers et grenadiers de la 2e compagnie du 10e bataillon de la garde nationale active du département de la Seine-Inférieure, bataillon organisé à Dieppe le 23 mai 1815, arrivé à Douai le 2 juin et licencié le 14 juillet suivant, sans retraite. Il donnait lui-même les précisions biographiques suivantes : « […] J’ai servi onze ans dans les cohortes actives créées par décret impérial, daté de la levée du camp de Boulogne en 1804 et organisées pour protéger nos côtes et ports maritimes du Nord et de l’Escaut pendant la campagne d’Austerlitz, sous-lieutenant en 1804, lieutenant en 1808, capitaine en 1812. J’ai fait la campagne de 1814 et de 1815 et, en raison de cette dernière campagne des Cent-Jours et de mes patriotiques efforts pour chasser l’ennemi qui assiégeait la France, je fus proscrit de 1815 à 1820 et par suite ruiné de fond en comble. Le père de M. Levavasseur de Rouen, […] a bien connu les persécutions que j’ai éprouvées en 1815 et il a fait tous ses efforts pour m’y soustraire. J’avais acheté un bureau de loterie à Dieppe, huit mille francs ; ma femme le gérait. Après les Cent-Jours, je fus dénoncé, destitué et remplacé par le député de Dieppe, nommé Castel et il se disait l’ami de mon père, mort à Dieppe procureur impérial en 1814. En 1821, je me réfugiai à Paris et me liai avec les Carbonari Trelat, Subervie, Charles Thomas, Chevallon et autres […]. En 1823, je fus poursuivi, emprisonné avec plusieurs patriotes, le général Piat, le colonel Sausset et autres à notre passage à Bordeaux, pour avoir voulu rejoindre en Espagne Fabvier, Carel et autres […]. » Viallet-Desgranges participa à la révolution de Juillet et était porteur de plusieurs certificats qui attestaient qu’il avait combattu « à la tête de deux cent cinquante braves ». Le premier, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, habitants de toutes les classes, demeurant dans les divers quartiers ci-après indiqués, certifions, pour rendre hommage à la vérité et à la bravoure que M. Henry Viallet-Desgranges, ancien capitaine de grenadiers, renvoyé en 1815 sans aucune retraite, demeurant actuellement rue du Faubourg-Poissonnière n° 38, a pris, sous nos yeux, une part très active aux trois mémorables journées de juillet dernier et qu’il s’est constamment battu pendant les trois jours. Savoir : le 27 au boulevard Bonne-Nouvelle, à la porte et faubourg Saint-Denis. Le 28, ayant été choisi par ses concitoyens du faubourg Poissonnière pour les commander, il se dirigea avec un détachement de deux cent cinquante à trois cents hommes sur le faubourg Saint-Denis pour empêcher la retraite du 5e de ligne. Ce détachement, qui ne comptait que quinze fusils, fut très maltraité et dispersé rue de Chabrol par le feu de ce régiment. Parvenu à rallier sa troupe, le sieur Viallet-Desgranges eut encore à soutenir, faubourg Saint-Denis, une vigoureuse charge de cuirassiers, où il perdit quelques braves mais non sans faire beaucoup de mal à l’ennemi. Le 29, M. Viallet-Desgranges s’est battu rue de Richelieu, au Théâtre-Français et rue Saint-Honoré, au coin de celle des Boucheries, où il fut blessé au bras droit à l’attaque des maisons occupées par la garde royale, au coin des rues Saint-Nicaise et de Rohan et il coopéra à la prise de la pièce de canon placée entre ces deux dernières rues. De là le sieur Viallet-Desgranges, informé par ses concitoyens qu’une colonne de gardes royaux, chassées de la Madeleine, s’était reformée aux écuries du roi, rue du Faubourg-du-Roule, il s’y transporta en toute hâte, avec quelques braves. Là, sous les yeux du général Dautancourt, il s’avança, seul, vers le lieutenant-colonel qui commandait ce détachement, composé de plus de trois cents hommes qui avaient déposé leurs fusils mais qui conservaient leurs sabres et le somma de faire quitter ces armes à ses hommes. Il allait être égorgé par ces furieux lorsqu’il fut sauvé par ses braves frères d’arme et les habitants du faubourg qui arrivèrent et le dégagèrent. Après quoi, sur ses nouvelles instances et menaces, une soixantaine de gardes royaux jetèrent leurs sabres et le reste finit par imiter leur exemple, en se retirant par la barrière de l’Etoile. C’est ce dernier trait de bravoure qui a mérité à M. Viallet-Desgranges l’honneur d’être embrassé par le général Dautancourt devant un millier de braves défenseurs de la patrie et qui engagea le général à le demander au ministre de la Guerre pour son aide de camp. Nous certifions de plus que malgré sa blessure et la souffrance qu’elle lui faisait éprouver, ce brave militaire ne voulut pas rester inactif le 3 août suivant, qu’il partit pour Rambouillet et qu’il était le même jour à 9 heures du soir à Cognières auprès de M. le général Pajol, auquel il offrit ses services. Témoins de la belle conduite de ce brave officier, nous nous faisons un devoir et un bien doux plaisir de lui délivrer le présent certificat, que nous déclarons véritable, chacun de nous pour les faits qui se sont passés sous nos yeux ou dans nos quartiers respectifs […]. » Signé : Lemaire, demeurant 371, rue Saint-Honoré ; Letellier, homme de lettres, demeurant 16, rue des Martyrs ; Lamarche, H., D., ancien officier, homme de lettres, demeurant 9, rue Mandar ; Lemaire, demeurant 38, rue du Faubourg-Poissonnière ; Quesnot, demeurant 101, Palais-Royal ; Pitard, demeurant 371, rue Saint-Honoré ; Fontaine, demeurant 100, Palais-Royal ; Debreme, demeurant 117, Palais-Royal ; …igi, Ch., demeurant 1, rue de la Barrière-Poissonnière ; Crouzé, demeurant 13, rue de Chartres ; Condentia demeurant 13, rue des Petites-Ecuries ; Degousée (voir Degousée, François, Joseph), premier aide de camp du général Pajol, qui ajoutait l’apostille suivante : « Je certifie avoir vu M Viallet-Desgranges à Coignières, où il était à la tête d’un détachement de tirailleurs chasseurs, comme lui plein de zèle et de dévouement. » Morin, colonel, demeurant 6, rue du Marché-Saint-Honoré ; Baillon, colonel, demeurant 42, rue de la Grande-Truanderie ; Germain, propriétaire, demeurant 7, rue de la Paix, « ex-sous-préfet en 1815 à Dieppe, et comme ayant des obligations à M. Viallet Desgranges, m’ayant singulièrement secondé à former les gardes nationales mobiles et comme l’ayant vu dans les trois mémorables journées des 27, 28 et 29 dans les rangs des braves » ; Vilpelle, demeurant 23, rue des Messageries ; Landry, J., B., demeurant 38 bis, rue de Paradis-Poissonnière ; Capronier illisible aîné, demeurant rue Saint-Denis au coin de celle Mauconseil ; Leblond, chevalier de la Légion d’honneur, sergent de la garde nationale, demeurant 6, rue de la Feuillade ; Guerin, demeurant 22, rue du Faubourg-Poissonnière ; Mathivois ou Mathivon, sous-lieutenant de la garde nationale, demeurant 24, rue de l’Echiquier ; Caruette, oncle, demeurant 41, rue du Faubourg-Saint-Denis ; Leflo, demeurant 41, rue du Faubourg-Montmartre ; Armengaud, C., demeurant 28, rue du Faubourg-Poissonnière ; Lemaitre, J., demeurant 7, rue Papillon. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que M. Henry Viallet Desgranges, ancien capitaine, demeurant faubourg Poissonnière, n° 38, a été blessé par une balle morte au bras droit aux coins des rues des Boucheries-Saint-Honoré, le 29 juillet à l’attaque des maisons rue de Rohan et Saint-Nicaise. » Signé, le 15 septembre 1830 : Baillon, colonel, demeurant 42, rue de la Grande-Truanderie. Le baron Dautancourt, lui signa, à Nevers le 20 septembre 1830, le certificat suivant : « Le général commandant la 1re subdivision de la 15e militaire, sur la demande qui lui en a été faite par M. Viallet Desgranges, s’empresse d’attester qu’il a vu ce brave officier, le 29 juillet, au milieu des combattants qui s’emparèrent devant ses fenêtres des Ecuries du roi ou d’Artois, dans la rue du Faubourg-du-Roule, qui étaient défendues par un détachement d’infanterie et quelques Suisses de la garde royale. Il déclare en outre qu’ayant reçu du ministre de la Guerre l’ordre de se rendre ici pour y prendre le commandement de la subdivision, M. Viallet, qu’il avait demandé le 9 août pour aide de camp, l’a suivi et resta près de lui jusqu’au 10 septembre, employé au bureau de l’état-major général. M. Viallet n’ayant pu justifier de ses services militaires antérieurs, que des recherches dans les bureaux de la Guerre n’avaient pu retrouver et n’appartenant point d’ailleurs au corps d’état-major, ne put être nommé aide de camp. Il partit donc de Nevers le même 10 septembre pour retourner à Paris, son domicile habituel, afin de s’y présenter à la revue ordonnée par la décision du ministère de la Guerre du 28 août, pour constater les services des officiers qui demandent à reprendre de l’activité. Pendant son séjour auprès du général soussigné, M. Viallet n’a cessé de montrer le plus grand zèle pour le service. Il a courageusement prouvé son dévouement dans les journées de Juillet. Ce dévouement et les malheurs qu’il a éprouvés depuis 1815 le rendent digne de la bienveillance. Il est instruit et, en le rappelant à l’activité qu’il demande avec raison, il sera fait un acte de justice, qu’il est en état de justifier sous tous les rapports. Le général le recommande donc comme un officier capable de bien servir. » Le maire de Dieppe, Binet, en date du 11 septembre 1830, lui délivra un certificat pour attester qu’il était connu « par un patriotisme aussi loyal que dévoué », qu’il s’était engagé « au mois d’avril 1815 dans les gardes nationales actives, dirigées alors sur les frontières pour la défense de la patrie » et qu’il était « à sa connaissance personnelle et celle de tous les habitants de la cité qu’il administre que M. Viallet Desgranges s’est conduit pendant la durée de son service en véritable et loyal officier, que cette conduite lui a valu en 1815, 1816 et 1817, les plus affreuses persécutions, une ruine complète et l’ont contraint d’abandonner sa terre natale pour aller se fixer à Paris, où les persécutions ne pouvaient plus le poursuivre et l’atteindre ». Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement (sous le nom de Vialet-Desgranges sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel et sur celles de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Il refusa la médaille et la rendit. Il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Société des réclamants (sous le nom de Viallet-Desgranges, Henry, Camille, profession prolétaire). Après la Révolution de février, il demanda à retirer le brevet de sa médaille et à participer aux distributions de secours accordés aux décorés de Juillet, secours auxquels il n’avait jusque-là jamais participé mais que sa position le forçait à demander pour venir l’aider à soutenir sa femme et ses quatre jeunes filles, donnant les précisions suivantes : « […] Mon zélé patriotisme mérite bien l’attention et la bienveillance du gouvernement de la république, pour laquelle j’ai combattu sans cesse. MM. Charles Thomas et Degousée, Chevalon, représentants du peuple vous l’attesteront. Depuis trente ans, j’ai sacrifié ma fortune et ma vie pour la cause démocratique et la liberté. Capitaine dès 1812, je fus proscrit pendant cinq ans pour avoir fait la campagne des Cent-Jours en 1815, et en raison de mon patriotisme. On m’enleva mon bureau de loterie de Dieppe, que ma femme gérait et qui m’avait coûté dix mille francs. J’ai subi deux années de proscription et de persécutions en 1823 pour avoir voulu rejoindre en Espagne MM. Carel, Fabvier, Charles Thomas et autres patriotes, nous allions préparer la révolution qui éclata en 1830 […]. » Il reçut un bon de soixante francs en 1848. En 1849, à l’approche de l’hiver, le commerce auquel il se livrait ne donnant que des « résultats bien minimes », il sollicita le renouvellement de cette mesure, donnant les précisions biographiques suivantes : « […] On ne m’a pas même rendu ma croix de la Légion d’honneur que l’Empereur m’avait accordée avant d’entrer en campagne le 10 juin 1815. Le maréchal Soult, en 1830, ne voulut pas me la restituer [ni lui rendre son grade de capitaine, N.D.A.]. » Le préfet de police donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Le sieur Viallet Desgranges est sexagénaire, marié, père de cinq enfants, tous à sa charge, et vit avec une grande économie pour soutenir sa nombreuse famille. On le dit très partisan du gouvernement actuel mais non moins dévoué à l’ordre ; aux événements de juin, il est allé rejoindre quelques bons citoyens qui s’étaient réunis au pont de Grenelle pour s’opposer à une tentative des insurgés et n’a quitté son poste qu’après le rétablissement de l’ordre. C’est, assure-t-on, un homme très versé dans les sciences et les lettres. Il jouit d’une excellente réputation mais paraît être dans une situation presque nécessiteuse. » Il reçut un secours de soixante francs en 1849, à titre de médaillé de Juillet. En 1850, sa fille aînée gravement malade pendant trois semaines, lui-même couché, malade par une grave maladie de poitrine, sa femme et ses quatre enfants privés de tout, sans bois, sans feu, sans secours, il sollicitait qu’on lui vînt en aide et reçut un secours de soixante-quinze francs en 1850, un secours de soixante-quinze francs en 1851. En 1852, âgé de soixante-seize ans, il demandait la continuation du secours qui lui avait été accordé et reçut un secours de soixante-quinze francs, un secours de soixante-quinze francs en 1853, un secours de soixante francs en 1854. En 1855, la police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Marié et a deux demoiselles, l’une âgée de dix ans et l’autre âgée de dix-huit ans ; cette dernière est infirme, elle est bossue. Il occupe depuis cinq ans, rue Saint-Sébastien n° 48, un petit appartement qu’il paye deux cents francs par an. Son intérieur est sans luxe mais il est propre, ses meubles sont en noyer. Le sieur Viallet fait le courtage dans la laine. Il se fait par an mille cinq cents francs environ, sa femme et sa fille travaillent dans la lingerie et gagnent peu de choses. Le sieur Viallet a fait une maladie très grave, où il a reçu au mois de mars dernier un secours de soixante francs de Son Excellence M. le ministre de l’Intérieur. Dans son quartier, il est connu avantageusement, n’ayant pas de dettes chez les fournisseurs et ne devant rien à son propriétaire que le courant. Cet homme ne nous paraît pas dans la gêne en ce moment et il a renouvelé sa demande, alléché par sa réussite de sa dernière. » Il reçut un secours de soixante francs en 1855, un secours de soixante francs en 1856. En 1857, vivant péniblement de son commerce de laines, soutenant ses quatre jeunes filles, encore trop jeunes pour travailler, il sollicita un secours. Les renseignements suivants furent obtenus sur son compte : « […] Père de deux enfants du sexe féminin : l’une de dix-sept ans, infirme depuis son enfance et l’autre, de dix ans, presque toujours malade. Malgré son grand âge, soixante-quinze ans, il s’occupe de placement de marchandises ; mais le produit de son travail lui rapporte à peine de quoi se procurer les choses de première nécessité. M. Viallet Desgranges est généralement estimé dans le quartier qu’il habite depuis longtemps et sa position, réellement malheureuse, inspire le plus vif intérêt. […] Les antécédents et le pénible dénuement me paraissent dignes de toute la sollicitude […]. » Il reçut un secours de soixante francs en 1857, un secours de soixante francs et un secours de quarante francs en 1858, un secours de quarante francs en 1859, un secours de quarante francs et un secours de soixante francs en 1860. Son frère aîné était, en 1852, ingénieur en chef retraité, chevalier de la Légion d’honneur et demeurant à Mende (Lozère). Il demeurait 38, rue du Faubourg-Poissonnière en 1830-1831 ; 40, rue de la Fontaine à Auteuil en 1846-1850 ; 48, rue Saint-Sébastien en 1850-1860 ; rue Saint-Maur, cité du Pon… illisible en 1860. Le Propagateur, recueil sténographique d’éloquence, de littérature et d’histoire, tome second, Paris, imprimerie ecclésiastique de Beaucé-Busand, 1824, p. 377 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 1er décembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales (sous le nom de Viallet-Desgranges) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/15/3796-3797 secours à divers titres (où tout son dossier est au nom de Viallet-Desgranges) ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116, idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184, idem Proposition d’accorder à 128 décorés, médaillés, veuves, ascendants, orphelins et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant à 6.895 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, en date du 19 avril 1852, minutes 217-220.

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