Viaud, Jean
Biographie
Employé des contributions indirectes à Nantes, de passage à Paris en juillet 1830. Il participa aux combats de Juillet et plus particulièrement à ceux des rues Saint-Honoré, de Chantre, Neuve-des-Bons-Enfants et rue de la Vrillière. Dans une demande qu’il fit de la décoration, le 27 novembre 1830, il expliquait les mesures de rétorsion dont il avait été victime sous la Restauration : « En 1816, je fus victime de mon opinion, puisque, par suite d’une dénonciation que fit contre moi le maire de Lalinde (Dordogne), où j’étais alors en résidence comme commis à cheval des contributions indirectes, je fus révoqué de mon emploi et, plus tard, replacé dans les derniers rangs de cette administration. » Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Nous, soussignés, Jean, Antoine, François Jullien, natif de Digne (Basses-Alpes), logé à Paris, rue Coquillière n° 28, Joseph Aulagnier, natif de Manosque Basses-Alpes), logé rue de Grenelle-Saint-Honoré n° 33, et Emile Bernard, natif d’Angoulême, logé rue du Boulois n° 24, certifions avoir vu M. Viaud, Jean, employé des contributions indirectes à Angoulême, de nous particulièrement connu, dans les rangs des braves qui ont combattu à Paris dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; et que dans celles des 28 et 29 juillet, le sieur Viaud a donné des preuves de son dévouement à la cause nationale dans les rue Saint-Honoré, rue de Chantre, rue Neuve-des-Bons-Enfants et rue de la Vrillière. » Signé, le 1er septembre 1830 : Jullien, Jean, Antoine, François, demeurant 28, rue Coquillière ; Bernard, Emile, demeurant 24, rue du Boulois ; Aulagnier, Joseph, demeurant 33, rue de Grenelle-Saint-Honoré. Viaud était nommé à Nantes (Loire-Atlantique) en 1830. Archives nationales F/1dIII/78.