Vidalène, Pierre
Biographie
Né le 17 messidor an VI (parfois mais par erreur dont in Archives nationales F/1dIII/39 le 21 ventôse an VI) à Brezons vérifié dans l’extrait d’acte de naissance (Cantal), de Vidalène, Claude, agent municipal, et de Malbo, Marie. Conducteur aux Messageries. Il fut blessé de trois coups de feu, à l’oreille, au front et la cuisse, le 29 juillet place du Palais-Royal. Il fut soigné à l’ambulance établie par le docteur Gendrin, Augustin, Nicolas dans la salle du Tivoli d’hiver, 45-47, rue de Grenelle-Saint-Honoré. Il reçut (sous le nom de Vidalin, Pierre) un secours de cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. Le 25 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIIe arrondissement, comparurent : Delrieu, François, charbonnier, demeurant 31, rue du Cadran ; Adnet, Joseph, coiffeur, demeurant 21, rue du Cadran ; Maltaux, Jean, Charles, cordonnier, demeurant 39, rue du Cadran. Ils attestèrent que Vidalène, Pierre avait « été blessé de trois coups de feu sur la place du Palais-Royal, le 29 juillet dernier ». Le maire du (ancien) IIIe arrondissement, en date du 2 mars 1831, délivra un certificat pour attester que Vidalène, Pierre était « sans fortune qui puisse lui assurer son existence ». Il reçut un secours de cinquante francs (inscrit sous le nom de Vidalin et comme étant le deuxième secours ; où est le premier ?) , le 8 août 1830, un secours de quarante francs (inscrit comme étant le deuxième et troisième secours…), le 16 août 1830, un secours de quarante francs, le 31 août 1830 (indiqué comme étant le cinquième secours), un secours de quarante francs, le 25 septembre 1830 (indiqué aussi comme étant le cinquième secours), un secours de cinquante francs le 22 octobre 1830, un secours de cinquante francs le 26 novembre 1830, un secours de quarante francs le 15 janvier 1831, un secours de quarante francs le 1er février 1831, un secours de quarante francs le 15 février 1831, un secours de trente francs le 15 mars 1831, un secours de seize francs et soixante-cinq centimes le 1er avril 1831, un secours de seize francs et soixante-cinq centimes le 15 avril 1831 à la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement (sous le nom de Vidalin, Pierre in Archives nationales F/1dIII/39 et sur listes du Bulletin des lois et du Moniteur universel). Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 22 janvier 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, de blessures par arme à feu, premièrement à l’oreille et à la base de l’apophyse mastoïde du côté gauche ; deuxièmement à la partie supérieure et externe de la cuisse du côté droit ; blessures cicatrisées mais avec dureté dans l’ouïe du côté gauche. » Il fut admis dans la 3e classe des blessés et pensionné de trois cents francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il savait lire et écrire et sollicita une place de courrier à la poste. Il reçut auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement un habit, un pantalon et un bonnet de garde national. Le maire de la commune de Brezons avait délivré, en date du 28 mars 1831, un certificat pour attester que Malbo, Marie, âgée de soixante-douze ans, était « atteinte de surdité et dans un état absolu de caducité ; que depuis cinq mois elle a tenu le lit ; qu’elle est dans une incapacité absolue de se livrer à aucune espèce de travail ; qu’elle ne possède aucune faculté mobilière ou immobilière ; qu’elle a subsisté et subsiste encore par les secours du sieur Pierre Vidalène, son fils, conducteur des Messageries royales à Paris, qui a été une des victimes des journées de juillet 1830. Certifie de plus que ledit Vidalène lui a fait parvenir depuis 1824, par notre intermédiaire des sommes assez considérables pour la faire vivre. » Le docteur Triniat avait de plus délivré un certificat médical, en date du 30 mars 1831, pour attester que Malbo, Marie souffrait depuis quinze mois d’hémiplégie permanente, qui la mettait hors d’état de travailler. Il avait été chois par Vidalène, Antoinette, la mère de Vidalène, Antoine, pour la représenter dans les démarches auprès de la Commission des récompenses nationales (il est indiqué comme frotteur, demeurant 10, rue de la Bibliothèque sur le dossier de Vidalène, Antoinette in Archives nationales F/1dIII/78). Il demeurait 39, rue du Cadran (mais une fois sur quatre 29, rue du Cadran in Archives de Paris VD3 1-2) en 1830-1831 puis 10, rue de la Bibliothèque. Le Constitutionnel, 7 août 1830 (sous le nom de Vidalin) ; Histoire de la révolution des quatre-vingt-seize heures, de ses causes et de ses effets, Auguste Imbert, 2e édition, Paris, Guyonnet éditeur, 1830, p. 187 (sous le nom de Vidalin) ; Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 96 ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Commission des récompenses nationales, (ancien) IIIe arrondissement (sous le nom de Vidalin), idem état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) IIIe arrondissement ; Liste des blessés présents le 29 juillet 1830 à 10 heures à l’ambulance établie 45-47, rue de Grenelle-Saint-Honoré, salle du Tivoli d’hiver in Archives de Paris VD6 277 in dossier Gendrin, Augustin, Nicolas ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 et état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/78 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIIe arrondissement, blessés de 3e classe (sous le nom de Vidalene, Pierre). Voir l’autre Vidalène, même lieu de naissance…