Vilespy, Jean, Alexis, Henry

Biographie


Né le 29 septembre 1811 à Caraman (Haute-Garonne). Coiffeur. Combattant, il fut blessé d’un coup de feu au bras droit, le 28 juillet vers 19 heures au pont des Arts. Les premiers soins lui furent donnés par Fleurand, ancien canonnier de la Vieille Garde. Il réclama le renvoi des pièces qu’il avait fournies en 1831, à l’occasion d’une demande qu’il avait présentée au roi pour obtenir la décoration de Juillet. Dans une de ses demandes, on peut lire l’apostille suivante : « Nous, soussigné, déclare avoir bien connu le nommé Jean Vilespy, avoir combattu avec lui. Nous, décoré et médaillé, nous lui avons signé le présent comme véritable. » Signé : Fleurand (voir Fleurand, Jean, Antoine), artificier instructeur de l’artillerie de Paris, décoré de Juillet. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur de plusieurs certificats, conservés en très mauvais état. On peut discerner plusieurs informations cependant. Parmi lesquelles les lignes suivantes : « Nous avons vu le sieur Vilespy se joindre à nous en armes et nous a accompagnés jusqu’à la rue de la Paix. Il s’est bien conduit. Ce fait s’est passé le 28 juillet. » Signé : Fleurand (voir Fleurand, Jean, Antoine), artificier instructeur, demeurant 5, rue Neuve-du-Luxembourg. « Je certifie que le sieur Vilespy était chez moi au mois de juillet de l’année 1830 et qu’il sortit de chez moi dans les trois journées de la grande semaine. » Signé, le 20 mai 1831 Quénet, coiffeur, demeurant 84, rue Mazarine. « Je certifie avoir vu le sieur Vilespy arrêter une voiture de poudre pour avoir des munitions. » Signé, le 24 mai 1830 : Lemarchand, marchand boucher, demeurant 2... ; Tabouriet, marchand charcutier, demeurant 5, rue de Bucy ; Mouton, marchand de vin, demeurant 76, rue Mazarine ; Lemasson, demeurant 35, rue Mazarine ; Poisson, demeurant dans le quartier de la Monnaie. Un dernier certificat attestait qu’il avait combattu au pont des Arts et était signé de : ..., demeurant 44, rue Mazarine ; Lefebvre, charcutier, demeurant rue Mazarine ; Barbier, maître peintre, demeurant rue Mazarine. En 1848, il était alors négociant et déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Il adressa en effet la lettre suivante à la Commission : « Le citoyen Vilespy a l’honneur de vous exposer que combattant de juillet 1830, blessé à l’attaque des Tuileries et du nombre de ceux qui y entrèrent les premiers, il ne réclama néanmoins ni récompense ni secours bien que sa position ne fut pas heureuse ; parce qu’il lui suffisant d’avoir fait son devoir, d’avoir fait triompher la cause de la liberté, dont il ne croyait pas alors le règne ajourné à dix-huit ans plus tard. Il quitta bientôt après la capitale et quand il y rentra il se trouva compris dans la catégorie de ceux qu’on éloignait, qu’on persécutait comme républicain et qui formèrent pour cette cause la comité des réclamations nationales comme combattant de Juillet. La préfecture de police surveilla alors les réunions dudit comité et, y intervenant un jour, fit saisir tous les papiers (rue Neuve-Bourg-Labbé) parmi lesquels se trouvaient les titres de chacun des réclamants ; quelques-uns de ceux-ci même furent poursuivis et emprisonnés. Le citoyen Vilespy réclama plusieurs fois auprès du gouvernement pour avoir les pièces de ses droits alors contestés et il lui fut répondu par M. Gisquet, préfet de police, que ces pièces avaient été saisies et anéanties par ses ordres. Or, elles existent à la préfecture de police et on a bien voulu certifier au citoyen Vilespy qu’elles lui seront restituées. Aujourd’hui que ce qui était auparavant un l’excitation ? illisible doit attirer l’attention du gouvernement de la république. Le citoyen Vilespy demande à la Commission des récompenses nationales de reconnaître sa conduite courageuse et dévouée à la bonne cause et de l’indemniser, comme il lui semblera convenable des longues injustices et tracasseries dont il a été victime. Le citoyen Vilespy a également fait son devoir les 22, 23, 24 février 1848, en combattant pour la république. Il aura les meilleurs témoignages par la compagnie dont il fait partie. » Il joignait le certificat suivant à sa demande : « Je, soussigné, certifie que le citoyen Vilespy, Jean, Alexis, Henry fait partie depuis huit années de la 3e compagnie, 4e bataillon, VIIe légion de Paris et qu’il a toujours fait son devoir en bon et loyal citoyen. » Signé, le 18 mars 1848 : Decloux, Jean, capitaine commandant ; Van Deurieux, chef de bataillon ; Le Bouteux jeune, capitaine de la 3e compagnie, 4e bataillon, VIIe légion. Il fut recommandé par la Commission pour une mention honorable à paraître dans le Moniteur. Vilespy était chasseur à la 3e compagnie du 4e bataillon de la VIIe légion de la garde nationale. Il s’était marié le 11 juin 1835 à Simorre (Gers), et était père de deux filles, âgées de neuf et douze ans en 1848. Il demeurait 6, rue La Feuillade en juillet 1830 ; 81, rue du Faubourg-Saint-Denis en juillet 1831 ; 5, rue du Pélican, Hôtel de Pologne en 1832 ; 22, rue Vieille-du-Temple en 1848. Archives nationales F/1dIII/78 ; Archives de la préfecture de police AA 417.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.