Villards aîné
Biographie
Décoré de la Croix de Juillet (sous quel nom ???), il renvoya sa croix au roi, argumentant ainsi son refus de la porter : « Sire, J’ai formé, il y a quelques mois, une demande afin d’obtenir un grade dans la cavalerie. J’ai l’honneur de mettre sous vos yeux la réponse qui vient de m’être faite : on me reproche de n’avoir pas été proposé par la Commission des récompenses. Mais il me semble que puisque cette commission n’a trouvé digne de porter la décoration de Juillet, elle ne pouvait donner de meilleures preuves de mon patriotisme ; elle doit savoir que le jeudi 29, je fus blessé d’un coup de feu près des portes de votre palais (mais je commence à m’apercevoir qu’on a tout à fait oublié les enfants de Juillet, à l’exception de ceux qui ont de belles protections et qui, pendant les glorieuses journées, étaient prudemment enfermés chez eux). Mon intention, Sire, était de m’engager comme simple soldat ; je vous prie de vouloir bien reprendre cette décoration, dont actuellement la présence ne ferait que me rappeler une injustice commise à mon égard. Dans la pétition que j’avais eu l’honneur de vous adresser pour obtenir ce grade que je croyais avoir mérité j’avais produit le certificat du médecin qui m’avait soigné jusqu’à la guérison de ma blessure, l’employé du ministre n’a pas jugé à propos de me remettre ce titre ; cependant, désirant garder ce certificat, je vous prie de vouloir bien me le faire remettre. » La décoration et son brevet furent renvoyés au pétitionnaire. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Villards demeurait 10, rue Jacob dans le faubourg Saint-Germain en 1831. Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/78.