Villemain, Abel
Biographie
Homme de lettres et député. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Nous empruntons au Nouveau Dictionnaire des girouettes la notice biographique qui lui est consacrée et ainsi rédigée : « Ultra en 1814 ; couronné par l’Institut, en présence des souverains alliés, le 21 avril, il s'écrie :
»“Messieurs quand tous les cœurs sont préoccupés par cette auguste présence, j'ai besoin de demander grâce pour la distraction que je vais donner. Quel contraste d'un si faible intérêt littéraire et d'un semblable auditoire ! L'éloquence ou plutôt l'histoire, célébrera cette urbanité tutélaire en même temps qu'elle doit raconter cette guerre sans ambition, cette ligue désintéressée, ce loyal sacrifice des sentiments les plus chers immolés au repos des nations.” Suit l'éloge pompeux du vaillant héritier de Frédéric et de l'âme antique du magnanime Alexandre. (Moniteur.)
»Ministériel en 1818 ; admis à l'Académie française, au Conseil d'Etat, au Conseil royal de l'instruction publique.
»Le 22 novembre 1824, il disait à l'ouverture de son cours, en parlant de Charles X :
“Monarque aimable et vénéré, il a la loyauté des mœurs antiques et les lumières modernes. Sa religion est le sceau de sa parole. Il tient de Henri IV ces grâces du cœur auxquelles on n'échappe pas. Il a reçu de Louis XIV l'amour éclairé des arts, la noblesse du langage, et cette dignité qui frappe de respect et qui pourtant séduit. Ses paroles semblent un bienfait public, parce qu'elles sont toujours l'expression de cette âme française et loyale qui veut régner par les lois, qui met sa grandeur à les respecter, et mesure son pouvoir sur l'amour, les espérances et les institutions de son peuple.” (Moniteur.)
»Nommé officier de la Légion d'honneur après le sacre.
»Devenu libéral en 1826, et doctrinaire après la révolution de Juillet.
»Nous serions curieux de savoir s’il n’applique pas aujourd’hui à Louis-Philippe le charmant portrait qu’il traça pour Charles X : il n’y aurait pas un mot à changer. »
On lira sur lui le livre qu’en a écrit Hippolyte Castille, édité par Dentu en 1859 à Paris. Il demeurait 20, bd Saint-Denis en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIIe arrondissement ; Nouveau Dictionnaire des girouettes, Nos grands hommes peints par eux-mêmes, pairs, hommes d’Etat, hommes de lettres, généraux, évêques, chansonniers, préfets, journalistes, statuaires, ministres, députés, ambassadeurs, vaudevillistes, etc., par une girouette inamovible, à Paris, Lerosey, libraire, Palais-Royal, 1831, p. 520-521.