Villers, Joséphine, Simone femme Porcher

Biographie


Née vers 1805 à Paris, fille de Villers, Urbain, Yves et de Bouvier, Anne, son épouse. Fruitière. Elle tomba tuée d’un coup de feu à la poitrine (mais à la partie antérieure de la gorge in Archives de Paris DM13 1), le 28 juillet vers 16 ou 17 heures, alors qu’elle était dans sa chambre. Elle fut enterrée au cimetière du Père-Lachaise. Le 24 août 1830, le docteur Desplaces délivra le certificat médical suivant : « Je, soussigné, médecin vérificateur des décès à domicile du (ancien) IXe arrondissement, certifie avoir visité, le 29 juillet dernier, Mme Joséphine, Simone Villers, femme Porcher, rue Saint-Pierre-aux-Bœufs n° 2, décédée le 28 juillet à 6 heures du soir d’un coup de feu à la partie antérieure de la gorge. » Le dossier d’examen des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IXe arrondissement. Le 8 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IXe arrondissement, comparurent : Lecorbeiller, Jean, Nicolas, maître couvreur, demeurant 2, rue Saint-Pierre-aux-Bœufs ; Toutin, Modeste, marchand de vin, demeurant 2, rue Saint-Pierre-aux-Bœufs ; Pouillard, Pierre, Adolphe, Stanislas, demeurant 3, rue Saint-Pierre-aux-Bœufs. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Villers, Joséphine, Simone femme Porcher et « savoir que le 28 juillet entre 4 heures et 5 heures du soir elle a été atteinte, étant dans sa chambre, d’une balle qui lui a traversé le col et dont elle est morte sur-le-champ ; que le sieur Porcher, son mari, a quitté la résidence commune presque aussitôt le décès de sa femme, qu’il est errant et qu’on ignore le lieu de sa retraite ». Elle laissait un veuf, Porcher, Jacques, Simon, Camille, qui quitta presque immédiatement le domicile, ne donnant plus de ses nouvelles, errant d’un endroit à l’autre et sans qu’on pût connaître le lieu de ses retraites. Elle laissait deux enfants, qui furent pensionnés (sous le nom de Porchet sur les listes du Moniteur universel) et à qui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes : Urbain, Eugène, né le 18 novembre 1823 (par erreur le 20 novembre 1823 in Archives nationales F/1dIII/36 et in Archives nationales F/1dIII/38 B) à Paris, et Elisa, Euphrasie, née le 8 avril 1825 (par erreur le 10 avril 1825 in Archives nationales F/1dIII/36 et in Archives nationales F/1dIII/38 B) à Paris. Elle laissait une mère, Bouvier, Anne, née le 8 novembre 1773 à Godoncourt (Vosges) (elle-même fille de Bouvier, Antoine, laboureur, et de Mougin, Jeanne, son épouse), veuve de Villers, Urbain, Yves, qui reçut un secours de cent cinquante francs et un autre de cent cinq francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel, qui fut pensionnée de deux cents francs et à qui fut accordé (sous le nom de veuve Vilers, née Bouvier, Anne) par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Les enfants furent recueillis par la grand-mère, la veuve Villers, marchande fruitière, qui avait encore deux autres enfants à élever. Le conseil de famille des orphelins était composé de la grand-mère (Anne Bouvier, veuve Villers) et de Brivin, Constant, Fidèle, Amant, raffineur de sucre, subrogé-tuteur, demeurant 22, quai de la Rapée en 1831. Elise, Euphrasie fut placée, pour un prix annuel de quatre cent cinquante francs, dans la pension de Mme Ribes, 19, rue des Prêtres-Saint-Paul (mais 18, rue Geoffroy-Lasnier in Archives nationales F/15/2555) et reçut trois cents francs pour ses frais de trousseau en 1832. En 1833, elle était jugée « appliquée à ses devoirs et douce » par la Commission de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet. En 1832, le bulletin de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet rapporte sur Urbain, Eugène qu’il avait été placé à l’école des arts et métiers de Charonne, qu’il était jugé « intelligent » mais « paresseux » et ajoutait : « Cet enfant paraît intelligent et docile. Sous le rapport de l’éducation on le croit très bien dans cette institution. » En 1835, Urbain, Eugène était élève dans la pension de Simonnet, et sa sœur dans la pension de Mme Ribes. En 1836, Urbain, Eugène était élève dans une école de Charonne (mais peut-être est-ce une négligence du comité et était-il en fait toujours élève dans la pension de Simonet). Le 24 juillet 1840, les restes de Villers furent exhumés du terrain situé au cimetière du Père-Lachaise, où ils avaient été placés, puis renfermés avec ceux de quatre-vingt-sept autres victimes dans quatre sarcophages, afin d’être transférés dans le caveau prévu à cet effet sous la colonne de Juillet, construite place de la Bastille, pour honorer la mémoire de tous ceux qui moururent en combattant pour les libertés publiques (curieusement puisque le nom d’aucune femme n’est sur la colonne de Juillet). Les époux Porcher demeuraient chez la grand-mère, 2, rue Saint-Pierre-aux-Bœufs au 3e étage (mais 8, rue Saint-Pierre-aux-Bœufs in Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des ascendants des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet) en 1830-1831. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 116 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des orphelins, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IXe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 106-107 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 19 ; Archives de Paris DM13 1, préfecture de la Seine, tableau des décès qui ont eu lieu pendant les mois de juillet, août et septembre 1830, (ancien) IXe arrondissement ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur l’exécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de l’ordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de l’Etat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 36-39 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, état des sommes payées depuis le 10 mars jusques et y compris le 31 mai 1831 aux veuves du (ancien) IXe arrondissement de Paris et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelins du (ancien) IXe arrondissement, orphelines du (ancien) IXe arrondissement et état des orphelins de victimes de Juillet dont les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance et Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/40 (orphelins de Juillet, année 1831 ; Etat nominatif des orphelins et orphelines de Juillet, qui, pendant le deuxième trimestre de 1832, ont atteint leur huitième année et dont les pensions doivent être dès lors réinscrites au Trésor au taux de sept cents francs, en conformité de l’article 1er de l’ordonnance du 25 août 1830 ; Etat nominatif des orphelins de Juillet qui, ayant atteint leur septième année et cessé d’avoir droit au secours annuel de 250 francs liquidé en leur faveur, ont été rayés des registres du Trésor comme étant dans le cas d’obtenir jusqu’à l’âge de dix-huit ans, un autre secours de 700 francs en vertu de l’article 1er de l’ordonnance du 25 août 1830 ; année 1833, IXe arrondissement, orphelins et orphelines de Juillet, tableau n° 1 indiquant leur âge, la profession à laquelle ils se destinent, l’établissement public ou privé dans lequel ils sont placés ; année 1838 IXe arrondissement ; année 1839 IXe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/43 in dossier Beguin ; Archives nationales F/1dIII/78 ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IXe arrondissement, orphelins et ascendants et aussi Commission des récompenses nationales, état des orphelins de victimes de Juillet, dont il paraît que les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, (ancien) IXe arrondissement et (ancien) IIIe arrondissement (par négligence de classement) ; Archives nationales F/15/2554 orphelins de Juillet, correspondance, dossiers collectifs ; Archives nationales F/15/2555, correspondance avec le deuxième bureau, années 1832-1833 et feuille de bulletin individuel d’Elisa, Euphrasie ; Archives nationales F/15/2557-2559, état officiel des orphelins (ancien IXe arrondissement) et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés ; Archives de la préfecture de police AA 420. ATTENTION SON DOSSIER EST CONFONDU AUX ARCHIVES NATIONALES AVEC CELUI DE Porché, Victor.

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