Vimont
Biographie
Marchand épicier et cafetier. Il avait aidé à poser le premier drapeau tricolore qui avait flotté sur le clocher de l’hôtel de ville de Fresnes. Quelque temps plus tard, garde national, étant de service à l’hôtel de ville, il s’était endormi sur deux chaises. Clément, adjoint et faisant office de maire, et qui était sans doute partisan de l’ancien régime et avait donc des griefs contre lui, le réveilla en l’invectivant et, lui faisant reproche de sa conduite, il le fit désarmer. Vimont quitta Fresnes et se rendit à Paris, cherchant à être enrôlé dans la garde nationale mobile ; mais sans succès. Le lendemain, il reçut une lettre qui l’avertissait que tous ses créanciers voulaient être payés. Il sollicita auprès du général Lafayette « un emploi aux barrières ou une place dans la nouvelle organisation de police de Paris ». Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il était marié à une Alsacienne et père de trois enfants en 1830. Il demeurait à Fresnes en 1830 ; 23, rue Saint-Nicolas, hôtel d’Alsace à la Chaussée d’Antin pendant son séjour à Paris en 1830. Archives de Paris VD6 91.