Vincent, Laurent

Biographie


Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Le certificat suivant était joint à sa demande : « Nous, soussignés, certifions à tous ceux à qui il appartiendra que Vincent, Laurent, à l’époque demeurant rue Charlot, n° 20, lequel s’est distingué d’une manière édifiante et avec enthousiasme pour la cause de la liberté dans les trois journées mémorables de juillet 1830 et d’une manière très distinguée où le 27 (lire sans doute le 28, N.D.A.) il s’est transporté armé d’un fusil à la place de Grève, où il a resté depuis 11 heures du matin jusqu’à la nuit, en combattant, où il était embusqué dans la rue du Mouton, où une barricade était formée, où les Suisses étaient d’un côté et lui avec les autres combattants de l’autre, où il a quitté cette place avec ses camarades aux cris de quelques personnes qui sont venues dire que la garde royale venait par la rue Saint-Antoine. Il était du nombre de ceux qui les ont repoussés avec courage à ce moment. C’était le 28 à 7 heures du soir. Il combattait aussi le 29 aux Tuileries et au Louvre, où il combattit pendant toute la journée avec un courage héroïque. Il a aussi bien combattu ailleurs et est allé jusqu’à Rambouillet, où partout il s’est comporté d’une manière distinguée et édifiante, que le tout mérite confirmation que nous attestons sincère et véritable. » Signé, le 8 septembre 1831 : Montigaud, ci-devant principal locataire de ladite maison depuis plus de quarante ans, 7, rue des Trois-Pavillons depuis le 15 avril 1831 ; Delannoy, décoré de la Croix de Juillet (voir Delannoy, Charles, Constant), qui ajoutait : « Je certifie que M. Vincent, Laurent était avec moi à l’Hôtel de ville et qu’il a combattu avec acharnement et s’est bien distingué. » A son dossier était joint une lettre envoyée à son beau-frère, en septembre 1830 (très peu lisible) et qui lui donnait des nouvelles sur sa participation aux combats de Juillet. Cette lettre commençait ainsi : « Mon cher frère et ami. Ceci est pour répondre de l’autre qui m’a fait un grand plaisir d’apprendre que tu es en bonne santé, ainsi que ma sœur Caroline et toute la famille. J’étais très content d’avoir appris que le commerce avait repris un peu et que notre oncle Charles, etc.. » En septembre 1830, il était militaire à la 5e compagnie du 3e bataillon du 57e de ligne, caserné à la citadelle de Strasbourg. Il demeurait 20, rue Charlot en 1830 ; 24-26, rue Vieille-du-Temple en 1831. Archives de la préfecture de police AA 417.

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