Vincent, née Matt
Biographie
Mère de deux décorés de Juillet, dans une position très gênée, elle sollicita, en 1835, des secours. Le préfet de la Seine donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Femme d’un capitaine retraité, qui l’a abandonnée. Deux de ses filles sont mariées, l’une à un adjudant de la place à Alger et l’autre à un professeur d’histoire attaché au collège de Nantes ; toutes deux ont de la famille et ne peuvent être d’aucun secours à leur mère. Deux autres, plus jeunes, l’aînée ayant à peine dix-huit ans, vivent avec leur mère, qui reçoit quelques secours de ses deux fils, l’un lieutenant au 67e à Toulon, l’autre sous-lieutenant au 23e à Pau. Mme Vincent a un loyer de deux cents francs et point de dettes. Elle vit dans la retraite la plus absolue, élève ses filles de manière à lui concilier l’estime de tous ses voisins. C’est une mère de famille respectable et qui remplit dignement tous ses devoirs. Mais, comme vous le comprendrez, l’assistance de ses deux fils ne peut être que limitée et Mme Vincent aurait un besoin réel du secours qu’elle demande et que ses malheurs semblent devoir lui faire obtenir. » Elle demeurait 6, rue de la Chaise en 1835. Archives nationales F/9/1156. C’est qui ? retrouver…