Viray fils, Jean, Félix, Nicolas
Biographie
Ouvrier bijoutier. Père de deux enfants, son père de quatre-vingt-quatre à charge, et sans ouvrage en 1833, il sollicita des secours. A cette occasion, il disait avoir été blessé le 28 juillet 1830, vers 8 heures du matin, d’un coup de lance au bras droit à la porte Saint-Denis et rappelait ainsi ce qu’avait été sa conduite sous la Restauration : « En 1815, sous les Bourbons, il a été incarcéré pour délit politique et a subi une détention de deux mois […] Son père en fit une cruelle maladie et sa mère en est morte de chagrin. » Le préfet de la Seine rapporta à son sujet : « […] Demeure chez son père, […] vit en concubinage avec une femme, dont il a un enfant de douze ans et s’il manque d’ouvrage on ne peut l’attribuer qu’à sa mauvaise conduite. Ce pétitionnaire n’a pas combattu en juillet n’a pu être blessé à l’époque des événements de 1830. » La police, quant à elle, donna sur son compte les renseignements suivants : « Sa conduite paraît régulière. Dans les journées de Juillet, il a été blessé sur le boulevard, d’un coup de lance au bras droit mais il n’a pas été possible de savoir s’il se trouvait là comme combattant ou comme curieux. Il a fait depuis le service de la garde nationale avec exactitude. Toutefois, il a découché dans la nuit du 13 au 14 avril [1834, jours de l’émeute, N.D.A.] ; il affirme que, n’ayant pu rentrer chez lui (ce qui est possible), il est allé coucher chez un parent. » Et en 1834, les mêmes sources de police rapportèrent : « Il doit en partie sa position à son penchant pour le vin et à son dégoût pour le travail […] Les renseignements sur sa conduite habituelle sont peu favorables. » Sa demande de secours fut classée sans suite. Il demeurait 8, rue Transnonain en 1833 ; 33, rue Simon-le-Franc en 1834. Archives nationales F/1dIII/78.